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Droits de scolarité

Québec tend la main aux étudiants

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Sans renoncer à la hausse des droits de scolarité, Québec a annoncé jeudi des mesures qui, selon le gouvernement, « amélioreront l'accessibilité aux études postsecondaires ».

Alors que la grève étudiante en est à son 52e jour, les ministres de l'Éducation et des Finances, Line Beauchamp et Raymond Bachand, ont tenté de calmer le jeu jeudi en annonçant de nouvelles mesures visant à offrir « un meilleur soutien à la classe moyenne ».

Ainsi, le gouvernement offrira, dès septembre 2013, un système de remboursement respectant la capacité financière des étudiants. Le ministre des Finances demandera à ses fonctionnaires de voir ce qui se fait ailleurs en la matière. La proposition d'un modèle de régime de remboursement sera soumise pour consultation au Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études.

Plus de prêts

Déterminé à ne pas reculer sur sa hausse de 1625 $ sur cinq ans des droits de scolarité, Québec propose aussi d'élargir le programme de prêts. Les familles dont le revenu annuel est inférieur à 60 000 $ se verront accorder dès septembre un prêt additionnel pour pallier la hausse. « Un étudiant dans cette situation, qui est inscrit à 30 crédits pour une année, qui demeure chez ses parents et n'a aucun revenu, recevra une aide totale de 7400 $ par année », a indiqué la ministre Beauchamp.

De leur côté, les familles dont le revenu annuel est inférieur à 100 000 $ pourront également toucher une aide financière, aussi sous forme de prêts, pour le paiement des frais de scolarité et du matériel scolaire. En 2016-2017, ce montant sera de 4525 $ pour 30 crédits.

Tous ces nouveaux prêts seront administrés par les institutions financières, et non par le gouvernement.

«Notre annonce d'aujourd'hui témoigne de notre bonne foi à vouloir améliorer l'accessibilité aux études universitaires pour les étudiants de la classe moyenne», a indiqué la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

Elle a par ailleurs demandé la reprise des votes dans les associations étudiantes concernant les mandats de grève, en exigeant que ces votes soient secrets. « On doit sans intimidation permettre aux étudiants qui veulent retourner en classe d'aller suivre leurs cours », a mentionné Mme Beauchamp.

Gabriel Nadeau-Dubois a tenu à rappeler qu'il n'appartenait qu'aux étudiants de choisir le mode de votation lors des assemblées générales. « Il n'y a personne d'autre, à part les étudiants et étudiantes, qui ont le droit de décider la manière dont ils désirent voter, a-t-il dit. Je rappelle à madame Beauchamp que dans les instances de son propre parti, les votes sont pris à main levée, donc je crois qu'elle n'a pas de leçon de démocratie à nous donner. »

Pour Martine Desjardins, « tripler l'endettement étudiant comme elle [la ministre Beauchamp] le propose, c'est inadmissible ». Elle rappelle que « 65% des étudiants ont 14 000 $ de dettes à l'heure actuelle » et que d'ajouter à ce fardeau financier n'aidera en rien les étudiants qui débuteront éventuellement leur vie professionnelle.

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