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Culture et médias

Le français ? No problemo !

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9 septembre 2011 : une étude présentée par l'Office québécois de la langue française conclut que « le nombre de personnes s'exprimant en français à la maison pourrait passer sous la barre des 50 % d'ici 20 ans sur l'île de Montréal ».

7 mars 2012 : Selon Radio-Canada, « 26 % des commerces de la rue Sainte-Catherine, à Montréal, ne respectent pas la loi 101 : leurs raisons sociales anglophones ne présentent pas de descriptif en français ».

 

16 mars 2012: L’Actualité publie un sondage-choc. Trois jeunes anglophones sur quatre trouvent normal que des francophones soient forcés de travailler en anglais et 67 % d’entre eux ne pensent pas que « sans le français, Montréal perdrait son âme ».

 

2 avril 2012 : La Presse Canadienne révèle que depuis 2008, Québec a dépensé 2,1 millions pour payer des cours d’anglais aux immigrants francophones.

2 avril 2012 : Le Journal de Montréal raconte les aventures d’une journaliste unilingue anglophone qui n’a eu aucun problème à vivre deux mois à Montréal sans jamais utiliser un mot de français.

Ça vous inquiète ? Et bien, taisez-vous !!!

Si vous vous plaignez de la situation, le chroniqueur Don Macpherson va encore écrire dans The Gazette que les médias francophones se livrent à une sale campagne de dénigrement contre les anglophones.

CRIER AU MEURTRE

Au premier gala de Star Académie, Julie Snyder a dit au candidat Francis Sigouin-Allan : « Tu parles très bien français, même si tu as été élevé en Ontario. Comment ça se fait ? Nous autres on a des anglophones qui parlent pas un mot de français et qui ont été élevés au Québec. Ils sont nés ici. »

Résultat : Don Macpherson a accusé Julie Snyder d’être anti-anglo !

 

Les baguettes en l’air, il en a conclu que l’ « anglo-bashing » était maintenant socialement acceptable au Québec et parlait même de « chasse aux sorcières » et d’« anglophobie » (la haine des anglais).

 

Les lecteurs pour qui la Gazette est l’unique source de nouvelles ont dû croire que le Bonhomme Sept Heures venait d’arriver en ville.

 

LA POLICE DE LA LANGUE

 

Dans ses chroniques, Don Macpherson s’en prend aussi aux journalistes qui ont mis à jour les histoires de patrons unilingues anglophones. Ils sont devenus, selon lui, la nouvelle police de la langue. «Les commentateurs et les reporters semblent croire qu’ils ont pour mission de défendre le français et les francophones », a-t-il écrit, outré.

 

Il voudrait quoi Don Macpherson ? Qu’on se la ferme et qu’on applaudisse pendant que Montréal s’anglicise ?

 

Récemment, dans le Journal, je déplorais le fait que la Société des Arts Technologiques (SAT), boulevard Saint-Laurent, ait appelé son resto : Food Lab. Or, il a été rebaptisé ... Labo culinaire. Ce n’est pas grand-chose. Mais c’est la preuve que les francos font bien de se tenir debout, de temps en temps.

 

PEUPLE À GENOUX ...

Je termine avec une toute petite anecdote. Un ami m’a fait remarquer que la compagnie de télévision qui produit le spectacle de la St-Jean s’appelle ... Datsit.

Quelle ironie: le jour où on fête notre fierté nationale, on fait appel à un producteur avec un nom de compagnie qui sonne anglais.

That’s it, that’s all, folks !

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