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Témiscouata

Indécence à l'hotel de ville

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Des citoyens de Témiscouata-sur-le-Lac exigent la démission du maire Gilles Garon pour avoir mal géré le cas du directeur de la Corporation Avantages Témiscouata surpris par une famille en train de se masturber au travail tout en visionnant des films pornographiques sur son ordinateur.

Près de 300 citoyens se sont regroupés sur Facebook et ils entendent se présenter à la prochaine séance du conseil municipal pour exiger la démission du maire Gilles Garon « pour avoir banalisé et caché la situation de l'employé à quelques autres conseillers », comme il est écrit. Une pétition en ligne a aussi été mise sur pied.

Surpris en flagrant délit

Pierre Bélanger a remis sa démission, mardi matin, à la suite de la période de questions des citoyens houleuse où il a été discuté du « geste personnel de mauvaise convenance » du directeur de la Corporation Avantages Témiscouata. M. Bélanger aurait été surpris, en février, par des citoyens habitant à côté de l’hôtel de ville, en train de se masturber à son bureau tout en visionnant des films pornographiques sur Internet. Une plainte a été déposée à la Sûreté du Québec (SQ), mais aucune accusation n’a été portée contre le directeur général.

Lors de la séance du conseil municipal, lundi soir, les citoyens demandaient des comptes au maire à savoir pourquoi Pierre Bélanger était toujours en poste après les incidents et ils exigeaient qu’il soit renvoyé. « Ça va vous prendre quoi pour mettre ça dehors », a questionné, exaspéré, Rémi Dumont, citoyen témoin de la scène lors de la séance du conseil disponible sur le Web.

Démission

Maintenant, certains citoyens demandent au maire de laisser sa place. « Je suis en poste et on gère le mieux possible », a répondu, surpris, le maire Gilles Garon, joint au téléphone. « Je ne sais pas si certains cherchent à faire un règlement de compte, mais ça été très respectueux. La personne qui a démissionné a fait un mauvais geste personnel et pas à la bonne place. La seule chose que je peux lui reprocher, c’est d’avoir utilisé du matériel informatique de la Ville. »

M. Garon se défend en revenant sur le fait qu’il a rencontré les citoyens témoins de l’incident et qu’il les a incités à porter plainte à la SQ. « Pour moi, le dossier est le clos », conclut le maire.

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