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Les étudiants se sentent incompris

Manifestation 4 avril
Phto Agence QMI, Michel Desbiens Les étudiants ne se sentent pas écoutés par le gouvernement.

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Insatisfaites de la bonification de 21 M$ au programme de prêts et bourses, les associations étudiantes accusent Québec de « détourner le débat » du véritable enjeu de la grève étudiante, soit l’augmentation des droits de scolarité, en plus de mettre en place un système qui ne fera qu'augmenter l'endettement des étudiants.

À peine quelques minutes après que Québec ait annoncé des modifications au programme de l’aide financière, les commentaires d'étudiants indignés ont commencé à fuser sur les réseaux sociaux, hier.

« Ils aggravent la situation... ils s'en rendent compte ? », pouvait-on lire sur la page d'une association étudiante.

« La solution du gouvernement pour dénouer la crise étudiante : on prend 20 millions dans le budget des universités pis on le donne aux institutions bancaires », a aussi ironisé un autre étudiant.

Une manifestation spontanée a aussi

été organisée, en fin de journée hier, au centre-ville de Montréal pour dénoncer cette « fausse solution à la hausse des droits de scolarité ».

Augmentation de l'endettement ?

De leur côté, les associations étudiantes ont unanimement décrié les modifications apportées à l'aide financière, affirmant que cela ne ferait qu'accentuer l'endettement des étudiants.

« Les 21 M$ que coûtera l'élargissement de l'accessibilité au programme de prêts correspondent à ce que la hausse des frais de scolarité rapportera aux universités l'an prochain. À choisir entre l'accessibilité à l'aide financière et l'accessibilité aux études, je choisis la deuxième option », a fait valoir Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

« On ne vient pas aider les familles moyennes, dénonce-t-elle. On vient augmenter le nombre de prêts accordés aux étudiants et donc, leur endettement. Vraiment, la ministre Beauchamp propose des mesures cosmétiques dans le seul but de détourner le débat du vrai enjeu. »

« On est déçu de voir qu'il n'y a rien dans cette annonce sur les frais de scolarité. Ça ne calmera pas la grogne des étudiants. Mais ça montre que la grève a un impact et qu'elle fait réagir le gouvernement. Ça vaut la peine de continuer dans cette voie », souligne Léo Bureau-Blouin, porte-parole de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FEUQ).

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