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Délinquants | traitements

Des évaluations faites à Québec

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PHOTO d’archives, René Baillargeon Pour l’instant, aucun cas n’a été évalué par l’IUSMQ, mais l’établissement sera appelé à le faire pour une quinzaine de personnes par année.

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L’Institut en santé mentale de Québec (IUSMQ) peut procéder, depuis le 1er mars, à l’évaluation des délinquants à contrôler ou dangereux, enlevant un poids à l’Institut Philippe-Pinel de ­Montréal.

« Nous sommes prêts », souligne leDr Sébastien Proulx, chef médical du service de psychiatrie légale à l’IUSMQ. « Évidem­ment, c’est un type d’évaluation particulier pour des délinquants qui ont une dangerosité plus élevée, mais ça correspond au profil de gens que l’on peut voir lors d’évaluation médicolégale. »

En plus de l’Institut Philippe-Pinel, l’IUSMQ et le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) procéderont à ces évaluations. Cela fait partie d’une réorganisation provinciale afin de donner un répit aux psychiatres de l’Institut Philippe-Pinel, qui peinent à répondre aux demandes des tribunaux.

Débordés

« Au départ, il y a une vingtaine d’années, l’entente conclue faisait état de l’évaluation d’une quinzaine de cas par an », relate le Dr Jocelyn Aubut, directeur général de l’Institut Philippe-Pinel.

« Avec le temps, le législateur a étendu le concept de délinquant à contrôler ou dangereux à plus de cas de figure. Il y a donc eu plus de demandes et nous nous sommes retrouvés débordés. » Le Dr Aubut précise que cet engorgement auraient pu être lourd de conséquences pour la société, car si un individu n’avait pu subir son évaluation dans les délais prescrits par la loi (60 jours), il aurait pu échapper à un statut de délinquant à contrôler ou dangereux.

Par exemple, le manque de disponibilité de psychiatres à l’Institut Philippe-Pinel avait retardé l’automne dernier l’évaluation de Jacques Lemieux,

56 ans, déclaré délinquant dangereux au palais de justice de Québec en janvier après avoir été reconnu coupable de crimes sexuels violents en mars 2011.

Évaluation en prison

Pour l’instant, aucun cas n’a été évalué par l’IUSMQ. L’établissement sera appelé à le faire pour une quinzaine de personnes par année. Ces évaluations seront effectuées en prison par deux psychologues ayant les compétences pour utiliser les outils pour le faire dont l’échelle de psychopathie. Des sexologues se joindront à eux pour évaluer les troubles sexuels chez les prévenus ayant commis des délits en ce sens.

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