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Le courrier

Vins en épicerie, une bataille commerciale

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L’article de Stephan Dussault publié, hier, par le Journal et intitulé « Les épiceries rehaussent la qualité de leurs vins » a de quoi laisser perplexe plus d’un amateur de vin au Québec.

On y rapporte que IGA s’apprêterait à changer le marché des vins d’épicerie en offrant trois vins de qualité, dits « exclusifs » et identifiés par numéros de lot, dont un « aux arômes rappelant le hareng fumé et le caoutchouc ». En termes de révolution, nous demeurons sceptiques, car IGA continue en fait d’être servie par les mêmes fabricants.

L’article mentionne ensuite que les vins Julia Wine offerts chez Costco auraient connu un succès « mitigé », et on y ajoute l’opinion de Marc Chapleau, du magazine Cellier de la SAQ, à l’effet que nos vins seraient « imbuvables ».

En croissance

Les faits font mal paraître ces affirmations gratuites. L’an dernier seulement, les ventes de nos vins ont enregistré une croissance de 18 %, soit trois fois supérieure à celle de notre compétition.

Plusieurs centaines de milliers de consommateurs québécois achètent chaque année les vins Julia Wine chez Costco tandis que plusieurs sommeliers et spécialistes ont revu favorablement nos vins, tant dans la presse écrite qu’à la télévision.

À lire M. Chapleau, tous ces gens auraient la berlue, mais force est d’admettre qu’il est isolé.

Inquiétude

Enfin, nous sommes flattés par le choix d’un concept similaire au nôtre par IGA pour commercialiser ses nouveaux produits. Julia Wine est heureuse d’avoir été une pionnière dans le marché des vins d’épicerie et de voir d’autres joueurs s’inspirer d’elle.

Nous nous inquiétons toutefois de voir un observateur associé à la SAQ prendre parti, sans aucune retenue, en faveur d’un grand joueur impliqué dans une bataille commerciale contre un agent de changement.

Alain Lord Mounir

Principal dirigeant, Julia Wine

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