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Michel Rivard

«J’avais le goût de remettre les pieds dans mes bottes à moi»

«J’avais le goût de remettre  les pieds dans mes bottes à moi»
Photo Courtoisie

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«Après Les filles de Caleb, Star Académie et 30 vies, j’avais juste le goût de reprendre la route, de remettre les pieds dans mes bottes à moi. De me refaire une petite série de spectacles. On a remis ça ensemble, on a ressorti les guitares et c’est le bonheur total ! »

La voix enjouée de Michel Rivard au bout du fil en dit long sur son humeur et son excitation d’entreprendre une nouvelle tournée avec ses trois fidèles comparses, Rick Haworth, Mario Légaré − avec qui il joue depuis 33 ou 34 ans − et le « petit dernier », Sylvain Clavette, là lui aussi depuis de nombreuses années.

« C’est précieux d’avoir des amis musiciens avec qui on joue depuis si longtemps, c’est rare!

On a un plaisir fou à jouer ensemble, on conçoit la musique de la même façon.

On a la tête à la même place. On a autant de plaisir en venant dans l’auto que sur scène, et je pense que les gens le sentent. C’est un authentique bonheur », confie Rivard.

Rappelant n’avoir jamais vraiment arrêté de faire des spectacles, même si Les filles de Caleb l’ont accaparé énormément au cours des trois dernières années, il précise avoir réussi occasionnellement à faire quelques spectacles en trio.

Si bien qu’il n’a pas l’impression de s’amener avec un nouveau spectacle comme on l’entend généralement, avec un nouveau concept et un nouveau CD.

« C’est un show assez touffu, il y a du stock. On se promène partout.

Survol

« La première partie est acoustique, plutôt douce, avec une chanson inédite, deux que j’ai écrites pour d’autres, mais que je n’ai jamais chantées et des interprétations de coup de cœur. Pour la deuxième, on “replugge” nos guitares électriques et on s’amuse.

« On fait un survol de 40 ans de chansons. On remonte très loin en arrière, même avant Beau Dommage.

« On s’offre le plaisir de se promener dans tout le répertoire », ajoute l’ex-membre du groupe qui a marqué la chanson populaire au Québec. »

Harmonies vocales

« En plus de nous quatre, on ajoute deux voix féminines, ce que je n’avais pas fait depuis Un trou dans les nuages. S’il y a quelque chose d’excitant dans ce show-là, c’est qu’on redonne beaucoup d’importance aux harmonies vocales. On “tripe” beaucoup! D’autant plus que ces deux voix, ce sont des amies de longue date.

« Il y a Lana Carbonneau, de La Bande Magnétik, et régulière du band du Festival de Petite-Vallée, et Adèle Trottier-Rivard, ma fille de 21 ans qui a une voix magnifique et a daigné accepter de chanter avec son père, même si elle est très occupée. Elle a été recrutée par Louis-Jean Cormier, de Karkwa, pour son album solo et la tournée l’an prochain », confie Rivard, visiblement fier de sa fille.

« Pour l’avoir présenté deux fois la semaine dernière, je peux dire que c’est vraiment un show qui fait du bien. J’ai fait la paix avec toutes mes chansons, même celles que je n’avais plus le goût de jouer. J’ai appris beaucoup en allant voir les spectacles de gens qui, pour moi, ont été des professeurs : Leonard Cohen, Paul Simon, James Taylor, Neil Young.

J’ai vu à quel point ils n’hésitent pas à faire plaisir aux gens en revisitant les chansons qu’ils ont le goût d’entendre. Les voix viennent ajouter un petit plus... », soutient Rivard.


Michel Rivard et ses comparses s’arrêteront au Théâtre du Petit Champlain, à Québec les 18 et 19 avril, et à l’Astral les 10 et 11 mai.

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