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Omar Sy : une vedette est née

Omar Sy : une vedette est née
Photo Agence QMI, Marie-Joëlle Parent Rencontré à New York, l’acteur vedette Omar Sy vit sur un nuage depuis son succès au cinéma. En mortaise, François Cluzet, son partenaire dans le film.

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C’est une des plus grandes vedettes de l’Hexagone, il a détrôné Jean Dujardin dans la course au César du meilleur acteur et le Québec ne devrait pas tarder à tomber sous son charme avec la sortie, ce vendredi, du film « Intouchables ». Rencontre avec Omar Sy, la coqueluche des Français.

Omar Sy fume une clope sur un trottoir dans TriBeCa. Il savoure cet éphémère moment de liberté avant de repartir dans une voiture de service, avalé par la machine de promotion. En France, une telle chose serait impossible. « La clope ne durerait pas longtemps ! », a-t-il dit.

Ce statut de vedette, il le doit au film « Intouchables », plus grand succès de tous les temps au box-office mondial pour un film non anglophone, selon « Le Figaro ».

« Intouchables » vient de dépasser les 300 millions $ de recettes dans le monde. En France, le film occupe le troisième rang des films les plus populaires de l’histoire avec près de 20 millions d’entrées.

L’acteur était de passage à New York la semaine dernière pour présenter le film au MoMa. Le producteur Harvey Weinstein (« The Artist ») va distribuer le long métrage aux États-Unis et compte faire une adaptation américaine avec le réalisateur Paul Feig (« The Office », « 30 Rock », « Mad Men ») et Colin Firth.

Le rêve réalisé

Omar, 34 ans, semble dépassé par les événements. « Depuis la première projection du film, il s’est passé tellement de choses. Je n’aurais jamais pensé que ça me transporterait jusqu’à New York, où je présenterais le film en anglais ».

Omar voyage avec une traductrice. « Je comprends, mais parler c’est une autre histoire », a dit ce grand gaillard de 1 mètre 92, au charisme débordant et au sourire à faire fondre un iceberg. Dans son blouson sport et son polo vert, il ressemble à une vedette de l’Olympique de Marseille.

Comment explique-t-il le succès phénoménal du film ? « Je pense que c’est le thème de la fraternité. Le film parle de deux France parallèles, deux personnes qui n’ont a priori rien en commun, mais qui se sauvent la vie ».

Histoire humaine

Le film raconte l’amitié improbable entre un riche privilégié devenu tétraplégique après un accident de parapente (François Cluzet) et un jeune beur de banlieue (Omar Sy), engagé pour l’aider.

L’histoire est issue d’un fait réel. Le duo de réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache s’est inspiré du livre « Le second souffle », mais aussi du documentaire de 2003, « À la vie, à la mort ». Les deux œuvres racontent l’histoire touchante de Philippe Pozzo di Borgo et Abdel.

« On parle du sujet très profond avec une certaine légèreté. C’était une grosse tâche », a dit Omar. C’est d’ailleurs la consigne que M. di Borgo a donnée aux réalisateurs : « il faut que ça soit drôle ».

Les Américains et le racisme

Certains médias américains comme le magazine « Variety » ont écrit que le film véhiculait des stéréotypes proches du racisme. « Ça m’a surpris, mais ce n’est pas totalement surprenant non plus, a indiqué Omar. Le rapport Blanc et Noir n’est pas pareil aux États-Unis, le climat social n’est pas du tout le même qu’en France ».

Il croit d’ailleurs qu’un acteur mexicain plutôt qu’afro-américain devrait reprendre son rôle dans la version américaine.

Le film « Intouchables » prend l’affiche aujourd’hui au Québec.

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