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Une superposition de trois univers

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Le jeune homme sans avenir
de Marie-Claire Blais
Les Éditions du Boréal,
304 pages.

D'une écriture puissante et poétique, Marie-Claire Blais est l'une des plus grandes ambassadrices de la littérature québécoise et canadienne. Avec une quarantaine d'années consacrées à son art, l'œuvre de l'écrivaine s'est enrichie de plus de vingt romans, de cinq textes dramatiques, de recueils de poésie, de récits et de nouvelles, traduits dans plusieurs pays et en plusieurs langues, y compris le chinois.

Marie-Claire Blais est née à Québec en 1939. Issue d'un milieu modeste, elle a dû interrompre ses études pour gagner sa vie. Mais les cours suivis à l'Université Laval et les gens rencontrés à ce moment l'ont encouragé à écrire et à publier. À tel point qu'elle lançait son premier roman à dix-neuf ans, La Belle Bête.

La suite est une succession de prix et de distinctions pour des textes riches comme Une saison dans la vie d'Emmanuel et Le Sourd dans la ville qui lui ont valu les Prix Médicis et France-Québec, en plus d'avoir gagné à plusieurs reprises le Prix du Gouverneur général, et d'autres prix pour l'ensemble de son œuvre, dont les prix Prince-Pierre de Monaco et Prix David.

Après s'être installée au Québec, Marie-Claire Blais fait de Montréal la toile de fond de ses romans Le Sourd dans la ville, Visions d'Anna et Parcours d'un écrivain : notes américaines.

Depuis une vingtaine d'années, elle partage son temps entre l'Estrie et Key West, ville américaine qui lui a servi également de scène centrale de ses œuvres les plus récentes, les romans Soifs et Dans la foudre et la lumière.

trois personnages

Aujourd'hui elle nous propose une superposition de trois univers : celui d'un écrivain, un homme retenu captif dans un aéroport à cause du retard d'un vol ; un adolescent musicien, ancien enfant prodige dont le souci premier est de savoir s'il aura un repas le soir ; et Petites Cendres, qui a cessé de danser avec les autres travestis et qui refuse de sortir du lit pour assister au couronnement de la reine de nuits.

 
Quelques braises et du vent
de Serge Bruneau

Quatre personnages d'une même famille sont éprouvés par leur enfance. D'abord par une mère morte prématurément et un père trop souvent absent. Ils trainent leurs vies à leur façon : Vic, le père, est un alcoolique qui passe ses journées à boire dans un bar décrépi du nom de « Palace » ; Karl est un homosexuel qui vit de petites combines ; Marc est maintenant réduit au chômage à la suite d'un accident de moto ; et Marie s'épuise à concilier plusieurs rôles : la mère, la conjointe, la serveuse au délicatessen, l'écrivaine et la militante. Elle prépare d'ailleurs une manifestation et trame quelque chose qui saura inquiéter Marc.

Quelques braises et du vent de Serge Bruneau,
Édition XYZ,
214 pages.

Sans différends, point d’harmonie
de Josianne Paul

L’image que nous avons reçue de la Nouvelle-France où la vie des colons se déroulait sans conflits est restée imprimée dans l’imaginaire des Québécois. Mais, à la lumière des archives judiciaires du Régime français, cette image n'est pas tout à fait juste. Le quotidien des habitants était ponctué par des escarmouches, d'injures contre des voisins négligents, des querelles reliées à la vente d’aliments avariés, des chicanes de ménage et, parfois, par des pendaisons. L'auteur, Josianne Paul a voulu comprendre comment, à cette époque, les habitants de Montréal et l’administration coloniale géraient les situations conflictuelles, comment la justice et les colons et l’administration royale, possédaient des modes de résolution de conflit efficace et manipulateur

Sans différends, point d’harmonie
de Josianne Paul,
Éditions du Septentrion,
356 pages.

La romance des ogres
de Stéphane Choquette

Lorsque Samuel aborde Naomie, une jeune et séduisante Montréalaise qui fait la lecture d’Un théâtre de marionnettes, le nouveau roman autobiographique d’Ellen Cleary, Samuel se sent entièrement troublé. C'est que l'illustre écrivaine Ellen Cleary avait mystérieusement cessé d’écrire trente ans plus tôt, après avoir conquis la scène internationale. Et la seule vue du roman de Naomie a suffi à faire surgir de nombreux souvenirs chez Samuel qui avait eu, à seize ans, une histoire d’amour avec l’écrivaine, alors dans la quarantaine. Elle était douce, parfois monstrueuse, mais la marque d'Ellen est impérissable dans la mémoire de Samuel.

La romance des ogres
de Stéphane Choquette,
Édition Québec Amérique,
504 pages.

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