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La loi du silence

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Deborah Feldman habite à New York, mais elle connaît bien Outremont pour y avoir séjourné avec son mari Satmar, une communauté très fermée.

Elle a fait sensation l’an dernier en publiant un livre sur sa défection intitulé : UNORTHODOX : The Scandalous Rejection of My Hasidic Roots.

Publié uniquement en anglais, ce récit raconte comment la jeune femme en est arrivée à rejeter sa culture hassidique. Le double destin d’épouse et de mère est le seul possible pour la femme.

Il n’y a pas plus de violence conjugale chez les hassidim que dans le reste du monde, mais, selon elle, la violence est cachée. « Il y a une loi du silence qui fait qu’on ne dénonce pas l’agresseur. Même pas aux gens proches, encore moins à la police. »

Pour la jeune femme, il est essentiel que les hassidiques et, particulièrement les femmes, aient accès à de l’aide pour sortir de leur foyer lorsque c’est invivable. Une aide spécialement conçue pour elles.

C’est aussi l’avis de la directrice du Milla Project, une organisation américaine située dans le Connecticut, qui aide les femmes de différents groupes religieux à s’émanciper. Le quart des femmes aidés par cet organisme viennent du monde hassidique.

Selon Larah Thomas, directrice du projet, ces femmes ne sont souvent pas conscientes de leurs droits puisqu’elles vivent dans l’isolement culturel. Elles ne parlent souvent que le Yiddish.

« Elles ont souvent subi des abus psychologiques autant que physiques. Aller chercher de l’aide à l’extérieur de la communauté les traumatise. Nous fournissons donc de l’aide psychologique dès le départ, avec des spécialistes de ce genre de problème. »

Sur son site Internet, Deborah Feldman a mis des liens vers d’autres organismes d’aide aux femmes hassidiques, dont un qui s’occupe spécifiquement d’aider les femmes qui refusent un mariage arrangé : UNCHAINED AT LAST, ce qui pourrait se traduire par « Enfin libre ! »

À Montréal, l’Auberge Shalom offre un refuge aux femmes hassidiques victimes de violence conjugale.

 

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