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Pétition à l’Assemblée nationale

37 000 non au gaz de schiste

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QUÉBEC - Une pétition signée par plus de 37 000 citoyens qui s'opposent à l'exploitation du gaz de schiste au Québec a été déposée mardi à l'Assemblée nationale par l'intermédiaire de Martine Ouellet, députée du Parti québécois.

« On a fait les rangs, on a fait les rues. On cogne aux portes. Ça fait un an qu'on a entrepris cette opération de signature de lettres qu'on qui consiste à rencontrer nos concitoyens, nos voisins, nos amis et nos parents », a lancé Serge Fortier, coordonnateur général et porte-parole du regroupement interrégional sur le Gaz de Schiste, lors d'une conférence de presse à l'hôtel du Parlement.

Des centaines de bénévoles ont mené l'opération « Vous n'entrerez pas chez nous ». Sur l'ensemble des signataires, près de 6 500 sont des propriétaires d'un terrain de plus d'un hectare, soit bien souvent des agriculteurs, des pomiculteurs ou des producteurs maraîchers par exemple. Ces derniers demandent un moratoire complet sur l'exploitation et l'exploration des gaz de schiste et autres hydrocarbures.

« Le gouvernement du Québec doit écouter la population, doit écouter la démocratie. Nous, sur le terrain, au se rend compte que du gaz de Schiste, on n'en veut pas sur le territoire. Il n'y a pas d'acceptabilité sociale. On demande un moratoire depuis le début », a réitéré M. Fortier.

Selon le Regroupement interrégional, qui lie 80 comités dans 33 municipalités, près de 90 % des gens rejoints ont signé la pétition, ce qui serait une preuve du refus des Québécois.

Veaux mort-nés

Le Parti québécois appuie totalement les revendications des comités-citoyens. « Les effets du gaz de schiste en Pennsylvanie sont terribles : contamination de l'eau potable, veaux mort-nés sur les fermes, smog dans les campagnes, du méthane dans les maisons. », a dénoncé Martine Ouellet, qui revient d'un voyage dans l'État américain.

« Au Parti québécois, on demande un moratoire depuis l'été 2010. Ça a pris trois ans d'enquête publique sur la construction à cause de la corruption puis de la collusion. Ça va prendre quoi pour qu'il impose le moratoire sur les gaz de schiste ? » a demandé cette dernière.

Championne des scénarios catastrophes

Pierre Arcand, le ministre du Développement durable, a été interpellé à ce sujet en chambre. Il a rétorqué qu'il ne se fait plus d'exploration gazière dans la province depuis 18 mois et qu'il n'y aura pas de fracturation au Québec d'ici la fin de l'évaluation environnementale stratégique commandée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

« La députée de Vachon est toujours championne des scénarios catastrophes. Notre décision là-dessus est très claire : nous allons prendre le temps de regarder la situation et nous allons attendre le rapport du BAPE. Le gaz de schiste, ça va se faire correctement où ça ne se fera pas », a annoncé le ministre en chambre.

 

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