/entertainment/stage
Navigation
« Amours écureuils »

Une belle surprise!

Amours écureuils 
PHOTO SIMON CLARK Nerveuse quand elle réalise qu’Alex (Jean-Michel Girouard), son « ex », entre dans sa chambre, Agathe (Marie-Hélène Gendreau) fait semblant de dormir...

Coup d'oeil sur cet article

Même s’il ne faut pas généraliser, bien des hommes ont de la difficulté à dire ce qu’ils ressentent, à exprimer leurs sentiments. Comme Alex, le protagoniste de cette pièce présentée à Premier Acte, ils auraient intérêt à écouter les conseils de... l’écureuil!

L’idée fait sourire, mais elle n’est pas aussi bête qu’on pourrait le penser. Amours écureuils, c’est une histoire d’amour ou plutôt un alarmant cri d’amour à la fois drôle, poétique et touchant qui mériterait d’en inspirer plusieurs.

Peinant à se remettre de sa séparation d’avec Agathe après plusieurs mois, Alex finit par s’inspirer des petits rongeurs qui semblent profiter de la vie et de leurs amours sans réserve, avec spontanéité.

Un soir de printemps, prétextant lui ramener des choses et la croyant sortie, Alex (Jean-Michel Girouard) retourne chez Agathe (Marie-Hélène Gendreau), mais la trouve endormie.

Du moins le croit-il, mais ne sachant que faire, la jeune femme fait plutôt semblant.

Alex en profite pour se vider le cœur dans tous les sens du terme, pour lui dire tout ce qu’il n’a jamais osé dire, ce qu’il n’a jamais été capable de verbaliser. Lui dire à quel point il l’aime encore, en rappelant les faits marquants de leur rencontre et de leur relation.

Comédien et auteur

En plus de livrer une solide performance, le comédien Jean-Michel Girouard étonne avec une plume riche et luxuriante, puisqu’il est également l’auteur de la pièce. Superbement écrite, celle-ci est très imagée, voire un peu trop. Elle gagnerait à être un peu resserrée pour éviter la sensation de longueur.

Amours écureuils nous fait voir Québec sous un angle personnel et les premiers émois amoureux avec un œil amusé, rempli de tendresse et de poésie quotidienne. On n’en doute pas, le talent est là, reste à élaguer un peu...

Contrairement à ce que pourrait laisser croire le contexte - une chambre, un soir - la mise en scène de Vincent Champoux est vive, tandis que la scénographie permet de se déplacer dans le temps et dans l’espace.

Prétendument endormie, Agathe pense à voix haute, ce qui entraîne un dialogue original et amusant. Ayant moins de texte à dire, le rôle est exigeant, mais Marie-Hélène Gendreau se tire bien d’affaire en incarnant aisément la jeune femme indépendante et enjouée.

Les filles, amenez vos chums voir Amours écureuils, une pièce surprenante à l’affiche au Théâtre Premier Acte jusqu’au 5 mai.

Commentaires