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Surcharge de bagages en cause

L’écrasement du Beaver à Radisson en juillet 2010 avait fait deux morts et trois blessés

Glen Arseneaut
Photo d'archives C’est dans un appareil de type Beaver que le pilote Glen Arseneaut est mort avec un de ses passagers, Michael Robinson.

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Une surcharge de l’avion, un mauvais arrimage des bagages et des pratiques non sécuritaires sont à l’origine de l’écrasement du DHC 2 Beaver de la compagnie Nordair Québec 2000 survenu en juillet 2010, à Radisson, conclut le Bureau de la sécurité des transports (BST).

L’expédition en canot à laquelle devait prendre part quatre Ontariens, le matin du 24 juillet 2010, a tourné au cauchemar lorsque l’appareil de type Beaver dans lequel ils prenaient place s’est écrasé une minute à peine après son décollage.

Le pilote Glen Arseneault et l’un des passagers, Michael Robinson, 41 ans, originaire d’Ottawa, sont morts dans cet accident. Les trois autres occupants ont été gravement blessés.

Surcharge

Le groupe partait de l’aérodrome de La Grande Rivière pour être transporté jusqu’au lac-à-l’Eau-Claire. Selon le rapport du BST publié dernièrement, au moment de l’embarquement, le pilote a placé les bagages à l’arrière d’un siège comprenant trois places sans les avoir pesés ni arrimés. Un canot est aussi accroché à un support du flotteur droit de l’avion, alors que le rapport indique que la compagnie « n’avait pas de Certificat de type supplémentaire à cet égard ».

Choix de piste

Ensuite, le spécialiste d’information de vol (SIV) a reçu l’information de la part de Glen Arseneault qu’il allait emprunter la piste 31 pour le décollage, malgré ses recommandations d’opter pour la piste 13 en raison de la direction et de la force des vents. Lorsque l’avion s’est retrouvé au bout de la piste, à une hauteur d’environ 50 pieds au dessus du sol, il s’est incliné vers la gauche avant de piquez du nez pour finalement s’écraser dans un lac.

Le sauvetage des victimes a été difficile et les premiers intervenants ont mis 55 minutes à pied avant d’arriver au site de l’écrasement.

Conclusion

Le BST conclut que l’avion avait une surcharge de 1 000 livres et comme le centre de gravité se trouvait à l’extérieur de la limite arrière, il ne permettait pas au pilote d’effectuer la manœuvre de sortie de décrochage. Les trois passagers assis à l’arrière ont été projetés sur le pilote et le passager avant au moment de l’impact, parce que le siège s’est arraché sous la pression exercée par les bagages. Au fil des ans, Transports Canada avait détecté des non-conformités chez Nordair Québec 2000 et noté que « des pratiques non sécuritaires ont persisté » chez le transporteur.

Le Journal n’a pas été ne mesure de joindre Nordair Québec 2000.

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