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Jour de la Terre

Un arbre géant multicolore

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Les célébrations du Jour de la Terre ont été marquées dimanche par une gigantesque marche qui s'est étirée de la Place des festivals jusqu'au pied du mont Royal.

Selon les organisateurs, 250 000 personnes ont participé à l'événement pour former le plus grand arbre humain au monde vu du ciel.

Dans le cortège, le vert des écolos s'est fait relativement discret, contrairement au rouge du mouvement des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. On a également pu voir l'orange des syndicalistes et le bleu des souverainistes.

«C'est important de voir que tous ces gens se mobilisent pour montrer qu'ils s'opposent aux décisions de nos gouvernants», a résumé Steven Guilbeault, d'Équiterre.

En tête du défilé, le maître d'œuvre Pierre Lussier, vice-président du Jour de la Terre Québec, s'activait pour mettre tout le monde au diapason.

«J'haïs l'aspect spectacle de cette journée, nous avait-il confié quelques heures avant le rassemblement. Selon moi, le Jour de la Terre doit se dérouler dans sa propre cour. C'est facile de monter un spectacle, mais plus difficile de faire comprendre que ce sont nos modes de consommation qui créent le vrai problème.»

La marche a débuté, comme prévu, à 14 h au son des cloches, selon le vœu de Gilles Vigneault et de Fred Pellerin.

En avant du défilé, les tam-tams ont résonné, suivis par une délégation de 48 femmes innues qui ont parcouru 1000 km depuis le Nitassinan pour dénoncer le Plan Nord, et par de nombreuses personnalités d'horizons artistique, politique et communautaire différents.

«Ce rassemblement montre à nos dirigeants que nous sommes conscients de ce qui se passe, a soutenu l'animateur Boucar Diouf. On n'a pas le droit de se servir de la terre uniquement pour générer du profit.»

Dénonciation et spectacle

Les opposants au gaz de schiste sont venus nombreux pour afficher leur position, comme le Comité mobilisation gaz de schiste de Saint-Ours, dans le Bas-Richelieu.

«Nous répondons à la déclaration du 22 avril de Dominic Champagne qui dénonce l'exploitation insensée de nos richesses, a expliqué la présidente de l'association, Ginette Cormier. Pour nous, il est important d'imposer la gratuité scolaire, avant la gratuité minière.»

Le mouvement contre la hausse des frais de scolarité a d'ailleurs lui aussi fait entendre sa voix. «Nous sommes ici pour défendre le bien commun. Ce bien commun, c'est la Terre, mais c'est aussi la scolarité», a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, venu à la tête d'une délégation d'un millier d'étudiants.

La présence de ceux-ci a ainsi dissuadé le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, de participer au rassemblement.

Finalement, la marche s'est terminée pacifiquement sur les flancs du mont Royal aux abords du stade Perceval Molson.

Là, en attendant un spectacle de musique qui a vu défiler, entre autres, les groupes Galaxy et Mes Aïeux, 600 bénévoles du Jour de la Terre Québec ont canalisé la foule afin de créer la forme d'un arbre vu du ciel avec des branches bleu, jaune, orange, blanche et verte.

Greenpeace veut un gel

En marge de la marche du Jour de la Terre, Greenpeace a demandé le gel du Plan Nord.

«Jean Charest n'a aucune légitimité à lancer le chantier d'une génération dans les derniers espaces vierges du Québec alors que seulement 8 % du territoire est protégé, que les scandales se multiplient et que l'État offre actuellement les ressources aux multinationales pour une bouchée de pain», a déclaré le porte-parole de l'organisation, Nicolas Mainville.

Greenpeace a mis en ligne sur son site internet une pétition pour appuyer sa demande.


Céline Bonnier
Comédienne

H. B.-leclerc
Comédienne
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