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Santé des femmes

Coupes sévères d’Ottawa

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Le gouvernement fédéral porte un dur coup à six grandes organisations vouées à la santé des femmes, qui seront privées d’une bonne partie de leur financement à compter d’avril 2013.

« C’est une attaque à l’égalité homme-femme. C’est inacceptable! », dénonce Lydia Assayag, directrice du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, dont plus de la moitié de son budget sera coupé, soit autour de 370 000 $.

Ailleurs au pays, d’autres organisations se verront amputer de presque la totalité de leur financement, à la suite de l’abolition du Programme de contribution pour la santé des femmes, soutenu à hauteur de 2,9 millions par Santé Canada.

« C’est la clé dans la porte pour les autres réseaux. Ce programme existe depuis seize ans. Conçu pour avoir des recherches indépendantes des intérêts politiques, il fournit des conseils et des données probantes sur la santé des femmes », expose Mme Assayag.

Le programme a notamment permis de faire le lien entre les produits toxiques dans l’environnement et les hormones féminines.

Regard critique

D’autres études ont jeté un regard critique sur le vaccin contre le virus du papillome humain et l’hypersexualisation des jeunes filles.

« Par ces économies de bouts de chandelle, le gouvernement fédéral se prive d’un outil majeur en matière d’information et de prévention », fait valoir Mme Assayag.

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes touche 300 000 femmes à travers 150 groupes rattachés à la santé féminine.

L’équipe constituée d’une dizaine de personnes sera retranchée de moitié, en plus des divers projets qui seront compromis.

« Quand on parle santé, on parle des femmes. Comme elles vivent plus longtemps, elles consomment davantage de soins, de médicaments », souligne Mme Assayag.

 

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