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La saison du Canadien

« Un vrai cauchemar »

« Je n’en reviens pas encore »
photo afp Tomas Plekanec a de la difficulté à expliquer ce qui s'est passé chez le Canadien cette saison.

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De retour dans son pays après l’élimination du Canadien, Tomas Plekanec aurait pu profiter de belles vacances dans la région de Prague en compagnie de sa femme Lucie et leur petit garçon Matyas.

Il a plutôt accepté avec empressement l’invitation de l’équipe tchèque de participer au Championnat du monde.

Pour lui, il n’était pas question de s’éloigner trop longtemps de la patinoire, afin d’être le plus en forme possible quand arrivera la prochaine saison de hockey dans la Ligue nationale.

« En participant au Championnat du monde, je peux étirer un peu ma saison », explique Plekanec.

« Pour vous dire la vérité, notre saison (avec le Canadien) a été beaucoup plus courte que je ne l’avais imaginé ! »

On ne contredira pas Pleky là-dessus...

Le Canadien s’est avéré une des pires équipes de la LNH et il a raté les séries pour la première fois depuis 2007.

Levez la main, ceux qui avaient prédit qu’il finirait dans le sous-sol du classement, tout juste devant les Oilers et les Blue Jackets...

Pourtant, au début de la saison, la plupart des observateurs croyaient en ses chances d’accéder au rendez-vous de fin de saison.

« J’ai été le premier surpris de notre rendement, confie Plekanec. Je n’en reviens toujours pas. Ç’a été un vrai cauchemar.

« Même ici, en Tchéquie, tout le monde m’arrête et me pose des questions sur ce qui s’est passé. Sur notre changement d’entraîneur, sur notre élimination...

« Le fait est que nous n’avons pas atteint les séries. J’en suis toujours ébranlé. Nous avons pourtant une meilleure équipe que les résultats ne l’indiquent. »

Des chances

Même à l’autre bout de la planète, Plekanec continue de s’intéresser à ce qui se passe dans la Ligue nationale.

Il regarde le plus de matchs possible à la télé, même s’il doit se lever au beau milieu de la nuit en raison du décalage horaire qui existe entre l’Amérique et la Tchéquie.

« Heureusement, je ne suis pas seul devant la télé, dit-il. Matyas ne fait pas encore ses nuits. Ça me donne l’occasion de passer du temps avec lui et de laisser Lucie se reposer un peu », dit-il.

Est-il surpris des résultats jusqu’à présent ?

« Quand je vois quelles sont les équipes encore en lice, je me dis que toutes celles qui accèdent aux séries ont ensuite des chances de gagner la coupe », répond-il.

« Laissez-moi vous dire que j’aurais bien aimé que le Canadien soit encore de la partie... »

Faudra faire mieux

Pour ce faire, il aurait fallu que les Glorieux offrent un meilleur rendement, notamment à la suite du congédiement de Jacques Martin, au mois de décembre.

Le Canadien, qui flirtait avec la huitième place jusque-là, s’est par la suite littéralement effondré sous les ordres de Randy Cunneyworth.

« J’ai bien hâte de connaître l’identité de notre nouvel entraîneur », lance Plekanec, qui est encore sous contrat avec le Canadien pour les quatre prochaines saisons.

« Mais une chose est certaine. Peu importe qui sera nommé, les joueurs devront en donner plus aux partisans la saison prochaine. »

Plekanec le premier. Le joueur de centre de 29 ans n’a pas connu sa meilleure saison l’an dernier, loin de là.

En 80 matchs, il a maintenu une fiche de 52 points (17 buts, 35 passes). C’était la première fois en six ans qu’il ne franchissait pas le cap des 20 buts.

Et il n’a pas été à son mieux défensivement non plus. Son différentiel de -15 a été son pire depuis qu’il s’est joint à l’équipe en 2003-2004.

Il aura donc lui aussi des choses à se faire pardonner par les partisans de l’équipe.

« Après le Championnat du monde, je vais me reposer un petit peu avec ma famille, mais pas trop longtemps », tient-il à préciser.

« Je vais ensuite entamer le programme de conditionnement qui m’a été préparé par le Canadien afin d’être en grande forme physique en arrivant au camp d’entraînement.

« Il n’est pas question que nous connaissions une autre saison comme celle de l’an passé. »

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