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Encore du grabuge à Montréal

La grogne gagne la rue

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Les leaders étudiants avaient prévenu la ministre Line Beauchamp que la fin des discussions allait jeter de l’huile sur le feu. C’est ce qui s’est produit hier, alors que la colère a gagné les rues lors de manifestations à Québec et à ­Montréal, où plusieurs actes de vandalisme ont encore été commis.

 

Du côté de la métropole, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à la place Émilie-Gamelin, au centre-ville, vers 20 h 30, et ont amorcé la troisième manifestation de la journée à Montréal.

Plusieurs dizaines d’autopatrouilles du Service de police de la Ville de Montréal étaient postées non loin du lieu de rendez-vous où les manifestants ne cessaient d’affluer. Le SPVM a appelé en renfort plusieurs policiers lorsque les manifestations ont dégénéré.

Peu après 21 h, des orateurs se sont adressés aux participants toujours regroupés à la place Émilie-Gamelin. L’hélicoptère de la Sûreté du Québec survolait le secteur. Quelques véhicules ont été vandalisés. Plusieurs pièces pyrotechniques ont été lancées.

Beaucoup de casse

La manifestation a été déclarée illégale par les policiers vers 22 h 20 après que plusieurs vitrines eurent été fracassées au coin des rues Sainte-Catherine et Stanley. Les gaz irritants ont été utilisés par les policiers. La situation est rapidement devenue difficile à gérer lorsque les manifestants se sont divisés en petits groupes en fin de soirée. Des véhicules, dont des autopatrouilles, ont été vandalisés ou incendiés. Plusieurs arrestations ont été signalées. La casse se poursuivait au moment d’écrire ces lignes.

Manif à Québec

À Québec, une manifestation d’abord lancée pour dénoncer les interventions policières depuis le début du conflit étudiant s'est transformée en rassemblement contre la hausse des frais de scolarité. Ce changement de cap est apparu au moment où la Coalition large de l’Asso­ciation pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a été exclue des négociations par la ministre de l'Éducation Line Beauchamp.

Leur marche devait prendre fin dans le parc adjacent au palais de justice de Québec, mais le groupe, majoritairement composé d’étudiants se sont ensuite dirigés vers l’Assemblée nationale où ils ont accueilli en héros Gabriel Nadeau-Dubois, président de la CLASSE.

Puis, sous l’œil de la caméra d’un policier du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), les étudiants sont ensuite allés s’asseoir dans le hall d’entrée de l’édifice Marie-Guyart et en sont ressortis à la lecture d’un avis d’éviction.

— En collaboration avec l’Agence QMI

 

«
Ça devient difficile, voire impossible, de garder le contrôle sur l’ensemble des groupuscules étudiants qui gravitent au Québec. »
– Léo Bureau-Blouin,
président de la FECQ
«
C’est une stratégie purement électoraliste du gouvernement. »
– Martine Desjardins,
présidente de la FEUQ
«
Il semble que la CLASSE tire profit des gestes de perturbation sociale et économique, parce qu’elle mène de soi- disant luttes sociales. »
– Line Beauchamp,
ministre de l’Éducation
«
La ministre vient d’allonger la grève et de jeter beaucoup d’huile sur le feu. »
– Gabriel Nadeau-Dubois,
porte-parole de la CLASSE
«
L’impasse est due au gouvernement qui a trop tardé à s’asseoir avec les étudiants. »
– François Legault,
chef de la CAQ
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