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Grands Explorateurs

40 ans d'exploration

40 ANS D’EXPLORATION
Photo courtoisie La Norvège

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«À 40 ans, les Grands Explorateurs sont tout jeunes. Loin d'en voir la fin, quand je nous compare aux National Geographic et autres associations du genre, je peux vous affirmer que ce n'est qu'un début », dit Serge Martin, président de cette « université populaire » depuis 39 ans et six mois.

« Avec le temps, la planète s'est rétrécie et, au fur à mesure qu'elle livre ses secrets, elle donne naissance à une multitude de sujets de reportage, tandis que les horizons des Québécois se sont élargis », souligne avec enthousiasme celui qui vient d'être nommé conseiller spécial du président de National Geographic, impressionné par la qualité du travail des Grands Explorateurs et la façon de rejoindre la clientèle.

S'inspirant à la fois de l'illustre Société royale de géographie londonienne qui, dès 1850, commanditait de grands explorateurs tels les Charles Darwin et David Livingstone, et de Connaissance du Monde, né dans la France d'après-guerre, les Grands Explorateurs ont depuis longtemps pris leur propre envol en développant une formule combinant cinéma-conférence, découvertes de cultures et contrées différentes, mais véhiculant toujours un point de vue, celui de l'explorateur.

Flexibilité et diversité

« On peut faire plusieurs films sur le même pays, sans jamais se répéter. D'autant plus qu'on découvre de nouvelles choses sans arrêt. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est plus facile qu'avant de trouver des sujets. L'avènement des caméras HD est devenu une révolution technologique pour nous. »

« Beaucoup plus légères que les caméras 16 mm que manipulaient les premiers explorateurs, les caméras HD donnent beaucoup de flexibilité, permettent d'aller plus loin à moindre coût et le montage, qui se fait maintenant par ordinateur, est beaucoup moins dispendieux qu'autrefois », précise Serge Martin.

Public plus mature

Il affirme avoir perçu un important changement de mentalité au début des années 1980 et celui-ci n'a fait que s'amplifier depuis. « Au début, les Québécois étaient davantage centrés sur l'Europe par nos origines et les régions de proximité comme les États-Unis, le Mexique, les Caraïbes. Dans les années 1970, c'était plus difficile d'aller en Europe ; en général, on y allait une fois dans sa vie. Aujourd'hui, c'est monnaie courante.

« Dans les années 1980, les gens ont soudainement été attirés par des contrées lointaines et exotiques comme l'Asie, l'Afrique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande... De plus, au début, on était comme un animal bizarre quand on parlait d'environnement. De nos jours, la conscience environnementale relève d'un mouvement de fond », poursuit le président.

Plus de 500 villes

« Je suis content d'avoir préparé notre monde à apprécier et comprendre d'autres peuples et cultures. Aujourd’hui, nous avons une centaine de cinéastes qui doivent aussi être de bons conférenciers et des auteurs. Leurs films sont inspirés de leurs récits de voyage et reflètent leur point de vue. »

« En plus du Québec et du Nouveau-Brunswick, nos films sont présentés dans plus de 500 villes dans toute la francophonie, en France, en Suisse, en Belgique. Un conférencier peut promener son film pendant deux ans. »

« Pour souligner nos 40 ans, on a essayé de réunir toutes les valeurs que nous avons véhiculées depuis le début. Avec Le Transsibérien qui ouvre la saison, c'est vraiment la grande aventure, un voyage mythique tout comme Le Népal-Mustang ; Les îles enchantées Galapagos, de Maxime Jean, et Le Costa Rica, de Richard-Olivier Jeanson, c'est le retour à la nature.

Route 66, de Marc Poirel en Harley Davidson, nous entraîne sur les traces de Jack Kerouac à Elvis Presley en passant par Bagdad Café. Avec Norvège, on me fait une fleur, c’est mon pays coup de cœur sur la centaine que j'ai visités dans ma vie. L'Irlande, ça fait partie de nos racines, tandis que Japon, c'est un point de vue de jeunes sur une culture raffinée », conclut-il.

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