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Les Québécois partagés

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PHOTO AGENCE QMI, MAXIME DELAND La manifestation de mercredi soir a dégénéré et s’est soldée par 85 arrestations.

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Les Québécois blâment autant les étudiants que le gouvernement pour l’impasse dans les négociations pour régler le conflit concernant la hausse des droits de scolarité.

C’est ce que révèle un sondage Léger Marketing réalisé hier, après plusieurs jours manifestations et de casse.

« On ne peut pas être plus divisé. Il n’y a rien dans ces résultats qui met une pression sur un parti. Il n’y a pas de consensus », note Christian Bourque de Léger Marketing.

Il fait remarquer que l’échec des négociations n’a pas fondamentalement modifié l’opinion publique au Québec. En effet, depuis le sondage de la semaine dernière, le soutien aux étudiants en grève n’a pas bougé.

Appui au gouvernement

En revanche, le gouvernement a gagné du terrain. Cette hausse de points dans le sondage est en fait due à des indécis qui se sont prononcés.

« Plus la grève dure, plus les gens n’ont plus le choix de prendre position, lance M. Bourque. Ces indécis ont décidé de se commettre du côté du gouvernement. »

Incapables de faire tourner le vent

Il note que depuis les derniers sondages, les étudiants sont incapables de faire tourner le vent en leur faveur.

« Les étudiants sont arrivés à un point où ils n’arrivent plus à changer l’opinion publique », dit-il.

Selon lui, la casse peut contribuer à empêcher la population à faire front commun.

« Une fin de manifestation comme celle d’hier (mercredi) à Montréal, c’est le genre d’événement que la population n’aime pas voir. Les Québécois sont allergiques au conflit, peu importe la nature. S’il y a un impact, ça ne peut que nuire aux étudiants », ajoute M. Bourque.

La CLASSE a dit aujourd’hui qu’elle est prête à tenir des manifestations tous les soirs.

méthodologie La présente étude a été réalisée par Internet auprès de 521 Québécois, âgés de plus de 18 ans répartis dans chacune des régions du Québec, le 26 avril 2012. √ Pondération et marge d’erreur : Les données finales du sondage ont été pondérées selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la scolarité, la présence d’enfants à la maison et la région, de façon à garantir un échantillon représentatif de la population québécoise. √ Un échantillon probabiliste de 521 répondants aurait une marge d’erreur de
+/- 4,3%, 19 fois sur 20.
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