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Manifestation étudiante

80 constats émis

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Quatre-vingt manifestants ont reçu un constat d’infraction de 444 $, vendredi après-midi, pour s’être trouvé sur la voie publique.

Un manifestant a aussi été arrêté pour entrave au travail des policiers. L’homme refusait de suivre les policiers vers l’autobus du RTC nolisé pour l’occasion.

 

La centaine de manifestants a été encerclée par les policiers à l’intersection des rues Grande Allée et d’Artigny. Une vingtaine ont réussi à se hisser hors du périmètre et ainsi éviter l’amende salée.

 

Les personnes participaient à une manifestation nationale féministe. Parmi le lot, plusieurs étaient des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

 

La troupe s’est d’abord réunie au Grand théâtre de Québec puis a quitté pour se rendre au Parlement. La situation s’est corsée lorsque ces derniers ont ensuite manifesté sur Grande Allée.

 

«On était au courant de cette manifestation. On avait une partie de leur trajet, a fait savoir Catherine Viel, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). En cours de route, tout a changé. Les gens n’ont pas obtempérés aux ordres des policiers, s’est pourquoi ils ont reçu un constat en vertu de l’article 500 du Code de la sécurité routière.»

 

Effectifs à la tonne

 

Plus d’une dizaine de véhicules du SPVQ et au moins une trentaine de policiers étaient présents pour l’intervention.

 

Pendant près de deux heures, les policiers ont sorti un à un les manifestants à l’intérieur du périmètre délimité par des rubans jaunes. Les gens ne pouvaient en sortir puisqu’ils étaient entourés d’agents de la paix.

 

«Ils ont fait du profilage pour décider qui serait dans le périmètre. Les vieux, ils les ont laissé sortir, a relaté Jean-Pierre Duchesneau, un manifestant dans la cinquantaine qui a évité le constat. C’est clairement de l’intimidation. Les jeunes voulaient sortir du périmètre et ils ne les laissaient pas partir.»

 

«Il a même un policier qui est venu chercher un manifestant de l’autre côté du périmètre pour le ramener à l’intérieur», souligne Lucie Gosselin, une autre manifestante dans la cinquantaine.

 

«Il avait les yeux sortis de la tête, a renchéri M. Duchesneau. Il a refusé de donner son matricule.»

 

Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE, y voit aussi de l’intimidation de la part des policiers. «Les abus des forces policières surviennent fréquemment, soulève-t-elle. Ces tickets vont être facilement contestables puisque manifester est un droit.»

 

Catherine Viel du SPVQ assure qu’un avis a été donné aux manifestants de ne pas déroger au trajet prévu.

 

La plupart des manifestants interrogés soutiennent ne jamais l’avoir entendu. «Semble-t-il qu’il y a eu un avis devant le Parlement, mais je ne l’ai pas entendu», a confié Dominic, un étudiant au cégep de Ste-Foy.

 

Ces constats d’infraction s’ajoutent au 49 qui ont été émis, la semaine dernière, à la suite d’une manifestation qui s’est déroulée au cégep de Limoilou.

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