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journalisme | lauréat

Beaudet l’emporte

Le caricaturiste du Journal se démarque au Concours canadien de journalisme

Marc Beaudet
Photo courtoisie Le caricaturiste Marc Beaudet a été honoré lors de la 23e cérémonie du Concours canadien de journalisme, à Toronto.

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La finesse et l’humour du coup de crayon de Marc Beaudet, caricaturiste du Journal de Montréal, ont été reconnus, vendredi, au prestigieux Concours canadien de journalisme, à Toronto.

Lors de cette 23e cérémonie largement dominée par le Globe and Mail (24 nominations), Marc Beaudet a devancé Brian Gable, du Globe and Mail, et Bruce MacKinnon, du Halifax Chronicle Herald, pour repartir avec les grands honneurs.

Benoit Gariépy, du Journal de Québec, était quant à lui en nomination dans la catégorie photographie de sport, mais a été coiffé par Derek Ruttan, du London Free Press. Son cliché d'un hockeyeur attristé lors du tournoi de hockey pee-wee de Québec avait retenu l’attention du jury.

Des bouquets de ballons attendaient Beaudet à son retour à la maison.

« Quand je suis parti de chez moi, j’ai dit à ma famille : je vous le ramène. On ne peut jamais être certain, mais j’avais un bon feeling », a-t-il confié en louant ses collègues finalistes.

« Battre un gars comme Brian Gable, qui a gagné quelque chose comme 7 fois en 12, ça fait un petit velours », a avoué Beaudet, qui crayonne pour le Journal, depuis 2002.

Happé par l’émotion

D’avoir reçu la même distinction, en 2006, n’a pas atténué l’émotion du moment. « Au contraire, tu sais ce qui s’en vient. C’est un peu comme un joueur de hockey qui a gagné la Coupe Stanley, c’est autant euphorique, sinon plus, la deuxième fois », a-t-il imagé.

Une fois sur scène, les mots ont manqué à l’artiste.

« J’ai eu de la difficulté à parler, ça m’a pris un bon 30 secondes avant de parler. J’ai dit aux gens que ce prix avait une signification spéciale pour moi, parce que dans les trois dernières années, j’ai été 28 mois en lock-out. Rien ne garantissait que j’allais retravailler dans un quotidien. Et un an après, je me trouve sur cette scène. J’en braillais presque. »

Selon lui, sa sélection audacieuse de cinq caricatures a dû peser en sa faveur dans la décision du jury. Trois dessins sur cinq traitaient de la mort, soit celles de Kadhafi, Jobs et Layton.

« Quand on traite de sujets comme la mort et qu’on arrive à faire rire ou réagir, ça peut être une des forces que les juges ont évaluée », a-t-il avancé.

L’universalité de ses thèmes et de leur traitement, sans mots, est également un facteur susceptible d’avoir joué en sa faveur, croit Beaudet.

Notons qu’Ivanoh Demers, de la Presse, est reparti avec un prix pour sa photo de Jack Layton en arrière-scène lors d'un arrêt au Québec pendant les dernières élections fédérales.

francis.a-trudel@quebecormedia.com

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