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Grève étudiante

Nadeau-Dubois prendrait trop de place

Gabriel Nadeau-Dubois
© Les archives Didier Debusschère

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Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE, prend trop de place, croient certains étudiants.

« C’est comme si toute la CLASSE (Coalition pour une solidarité syndicale étudiante) était Gabriel. J’aimerais que la coporte-parole, Jeanne (Reynolds) prenne plus de place », a lancé Hubert Côté, un étudiant en philosophie de l’Université Laval, où se déroule le congrès hebdomadaire de la CLASSE, ce week-end.

Un membre de l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal, Pascal Rheault, comptait d’ailleurs profiter de ce congrès pour soumettre sa candidature comme porte-parole. Pas question toutefois que M. Nadeau-Dubois perde sa place. M. Rheault deviendra le troisième coporte-parole de l’association étudiante si sa proposition est acceptée.

« C’est quelqu’un qui veut venir donner un coup de main, a simplement souligné Gabriel Nadeau-Dubois, qui dit se sentir mal à l’aise dans la situation actuelle. C’est sûr que c’est un problème qu’il y ait une si grande personnalisation du débat. Oui, je suis mal à l’aise, la grève, ce n’est pas moi. »

M. Nadeau-Dubois voit un danger à ce que les projecteurs soient toujours braqués sur lui. « Le meilleur exemple, c’est la dynamique dangereuse qu’il y a au Parti québécois, qui est tellement obsédé à se trouver un chef, illustre-t-il. Ça fragilise une organisation. Il suffit de s’attaquer à la crédibilité du porte-parole et c’est la crédibilité de toute l’organisation qui est entachée. »

Les 150 délégués de la CLASSE poursuivent leurs discussions aujourd’hui pour décider des actions à venir. « L’offre de la ministre, c’est pas mal sûr qu’elle ne sera pas acceptée par nos membres, a fait savoir Vianney Morin, de l’association étudiante du cégep André-Laurendeau. On continue la grève. »

 

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