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TRANSPORT

Marquage de rues pour bientôt

lignes route
Photo Annie T. Roussel

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La circulation peut être hasardeuse sur certains boulevards dont les lignes sont maintenant inexistantes après le passage de l’hiver.

Des artères telles que les boulevards Charest, Pierre-Bertrand, Wilfrid-Hamel ou encore la rue Saint-Vallier ont besoin d’un coup de pinceau pour que les automobilistes respectent la voie qui leur est réservée, opération qui se fera ces jours-ci.

Température clémente

« Le marquage des rues se fait en fonction de la température, car c’est une peinture à l’eau qui est utilisée », indique le porte-parole de la Ville, Jacques Perron. « Il doit aussi faire suffisamment beau pour que ça ait le temps de sécher. » L’hiver et le passage des déneigeuses font en sorte que les lignes sont à refaire année après année.

Sérieux

L’absence de lignes doit être prise au sérieux, selon le CAA-Québec. « Le marquage de rues, c’est comme des mots qui sont placés sur la route », souligne Cédric Essiminy, porte-parole de l’organisme. « C’est un code universel qui nous parle. L’absence de lignes peut susciter des malentendus entre usagers de la route ou des accrochages. » Le CAA-Québec a fait part de ses inquiétudes sur le sujet l’automne dernier. Il a d’ailleurs mis sur pied un outil pour que les automobilistes dénoncent les artères problématiques à travers la province.

Recommandations

Des coroners ont recommandé que les autorités portent une attention particulière au marquage de rue dans trois cas d’accidents mortels dans des rapports publiés en 2001, 2007 et 2008. Le coroner Robert Giguère estime que la mort de François Masse, de Fleurimont, en 2002, survenue sur la route 212 à Notre-Dame-des-Bois, aurait pu être évitée si les lignes doubles médianes avaient été visibles.

En 2007, Micheline Bouchard, de Saguenay, est décédée le 25 mars sur la route 175, dans la Réserve faunique des Laurentides en direction de Chicoutimi. Afin d’éviter des décès semblables, le coroner Martin Sanfaçon a suggéré au ministère des Transports que le marquage des routes « soit de nature à éviter toute ambiguïté pour les automobilistes ». Le coroner Robert Giguère a fait la même recommandation à la suite de la mort d’un automobiliste de Drummondville en 2008 sur la route 143, même si ce dernier avait les facultés affaiblies par l’alcool.

 

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