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Grève étudiante

Le chef du SPVQ se prononce

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Bien que les manifestations ne soient pas aussi nombreuses et tumultueuses qu’à Montréal, Le Journal a fait le point avec le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Michel Desgagné.

Comment, à titre de chef du SPVQ, voyez-vous les manifestations étudiantes?

Manifester, c’est un droit et on respecte ça. Par contre, on a toujours accordé ce droit aux gens tant qu’ils se procurent un permis. Cela nous permet d’avoir un bon lien avec les organisateurs. Nous collaborons avec eux et à 99 % des cas, ça fonctionne bien.

Deux manifestations ont retenu l’attention, celle au cégep Limoilou le 19 avril où 49 personnes ont été arrêtées et celle de vendredi dernier où 80 personnes ont aussi été arrêtées. Nous sommes loin des manifestations violentes de Montréal, pourquoi autant d’arrestations?

Ce ne sont pas des arrestations en tant que telles. Ce sont des interpellations. Nous avons appliqué le Code de sécurité routière qui interdit aux gens de perturber la circulation automobile. Nous ne savons pas où ils vont et nous ne savons ce qu’ils font. C’est désordonné et nous ne pouvons pas permettre que les automobilistes et les citoyens soient pris en otage. Jusqu’à maintenant, les policiers l’ont fait de façon professionnelle. Nous devons mettre des limites.

Le fait que nous soyons près de l’Assemblée nationale, est-ce que le SPVQ a reçu des ordres du gouvernement en ce qui a trait aux manifestations?

Du tout. Je n’ai jamais eu d’ingérence politique au plan des manifestations même lors du Sommet des Amériques. Nous travaillons avec les lois dans notre mission d’assurer la sécurité de tous.

 

 

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