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Absents ou muets

Des députés silencieux

Plusieurs néo-démocrates ont eu un temps de glace restreint au cours de la dernière année

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OTTAWA | Un an après les élections fédérales du 2 mai 2011 qui a vu une vague orange balayer le Québec, des députés du NPD sont demeurés pour le moins discrets : un n’a toujours pas posé de question à la Chambre des communes, tandis que plusieurs de ses collègues n’en ont posé qu’une seule.

Le député néo-démocrate de Repentigny, Jean-François Larose, est le seul des 58 députés du NPD de la province à être resté assis, selon ce qu’a pu constater Le Journal en compilant ces informations accessibles sur le site Web du Parlement.

Ce dernier est suivi de près par les députés néo-démocrates Réjean Genest (Shefford), José Nunez-Melo (Laval), Marc-André Morin (Laurentides-Labelle) et François Choquette (Drummond), qui ne se sont levés qu’une seule fois durant la période des questions depuis leur élection.

Parmi les députés néo-démocrates qui se sont le moins démarqués durant ce moment de la journée, vient ensuite le député François Pilon (Laval-Les-Îles), qui n’a pour sa part posé que deux questions.

Il y a aussi les députés Jonathan Tremblay (Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord) et Paulina Ayala (Honoré-Mercier) qui n’ont pour leur part posé que trois questions chacun.

Joute parlementaire

La période des questions constitue le point culminant de la joute parlementaire, soit l’équivalent du « temps de glace » dont disposent les députés de l’opposition pour marquer des points contre le gouvernement Harper et lui exiger de rendre des comptes sur les enjeux qui défraient les manchettes.

C’est aussi durant ces 45 minutes quotidiennes — lorsque la Chambre des communes siège — que les députés ont l’occasion de questionner les ministres sur des dossiers qui touchent leur comté.

Il faut cependant préciser que les députés de l’opposition qui occupent les fonctions de porte-parole dans le cabinet fantôme de leur parti sont plus souvent mis à contribution durant la période de questions.

Députés en vue

C’est le cas par exemple de la députée néo-démocrate de Hull-Aylmer, Nycole Turmel, qui a posé 200 questions en un an, essentiellement en raison des fonctions de chef de l’opposition officielle par intérim qu’elle a occupées après le départ de Jack Layton.

Le député du NPD Alexandre Boulerice (Rosemont-La-Petite-Patrie) n’a également pas laissé sa place, se levant 112 fois durant la période de questions, notamment sur des questions d’éthique touchant le gouvernement.

Le dossier de l’achat des avions de chasse F-35 a aussi donné de la visibilité à la députée Christine Moore (d’Abitibi-Témiscamingue), porte-parole adjointe du NPD en matière de Défense nationale. Cette dernière a ainsi cuisiné le gouvernement à 94 reprises durant la période des questions.

Le portefeuille de la Justice a aussi monopolisé une bonne partie des débats aux Communes, ce qui a permis à la députée Françoise Boivin (Gatineau), porte-parole du NPD sur ces questions, d’interpeler le gouvernement à 86 reprises, dont 15 fois au sujet de l’abolition du registre des armes d’épaule.

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