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Fête des travailleurs

Manifestation des travailleurs d'Aveos, Electrolux et Mabe

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Photo Agence QMI Manifestation des travailleurs d'Electrolux, d'Aveos et de Mabe à L'Assomption.

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REPENTIGNY – Malgré la pluie, une centaine de travailleurs d’Electrolux, Mabe et Aveos se sont déplacés à L’Assomption, dans Lanaudière, pour participer à une marche pour la Fête internationale des travailleurs.

 Le président de la FTQ-Laurentides-Lanaudière, Réal Richard, qui organisait la manifestation a donné le coup d’envoi à la marche avec un discours enflammé.

«Ce n’est pas une fête, a-t-il affirmé. On ne respecte plus les travailleurs. Nous voulons dénoncer les fermetures sauvages d’entreprises comme Electrolux, Mabe et Aveos. On doit botter le cul des gouvernements pour faire changer les choses.»

Alors que les marcheurs traversaient le cœur de la municipalité, des résidants du secteur se sont également greffés aux travailleurs.

Pour le député fédéral de Repentigny, élu sous la bannière du NPD, Jean-François Larose, ces récentes fermetures d’entreprises sont inacceptables.

«C’est la démonstration que le gouvernement prend les travailleurs pour des numéros. Les entreprises ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent sans qu’il n’y ait une intervention», a-t-il indiqué.

Même son de cloche du côté de la candidate du Parti québécois dans L’Assomption, Lizabel Nitoi. «Il faut stopper l’hémorragie dans le domaine manufacturier et trouver des solutions viables, a-t-elle souligné. Dans les classes où j’enseigne, les élèves sont inquiets pour l’emploi de leurs parents.»

Une fois la marche terminée, les représentants syndicaux des trois entreprises, tout comme le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, devaient prendre la parole.

Une vingtaine de policiers assuraient la sécurité des manifestants.

Désespoir

Quelques travailleurs rencontrés sur place ont exprimé leurs inquiétudes face à leur avenir. «C’est une longue agonie depuis que l’on sait qu’Electrolux nous abandonne, a indiqué un employé de l’usine de L’Assomption depuis une dizaine d’années. Nous avons eu des signes encourageants, mais le moral est très bas.»

Un ex-employé d’Aveos regrettait quant à lui sa décision d’avoir fait confiance à l’entreprise. «J’aurais pu travailler ailleurs. Avoir su, je ne me serais pas embarqué avec eux», a-t-il souligné.

 

 

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