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Drame à Lévis

« Le problème est derrière la crosse »

Nicolas Lacroix
© Photo courtoisie L’accusé, Nicolas Lacroix.

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Le problème, ce n’est jamais l’arme. C’est celui qui l’utilise, soulève Gilbert Sirois, qui est armurier depuis 40 ans.

« Le problème est derrière la crosse. En fait, il est derrière les deux oreilles, lance celui qui travaille à la boutique chasse et pêche Les Amants de la nature. Celui qui est à blâmer, c’est celui qui a serré le fusil avec des munitions. Et, peu importe le système de protection sur l’arme, si la personne la range avec des balles dedans, n’importe quoi peut arriver. »

Le cran de sûreté ne fait pas de miracle, insiste-t-il. « Il suffit que le fusil soit accoté un peu trop fort sur le mur et la balle part même s’il y a un système de protection. »

3e cas depuis 1965

La majorité des gens respectent les règles de sécurité liées à l’entreposage des armes à feu, soutient Gilbert Sirois. « L’histoire du bambin à Lévis, c’est le troisième cas de négligence que je vois depuis 1965, a-t-il relevé. Le premier cas, c’était mon oncle. Il avait serré son arme, un calibre 22, chargée. Quand il l’a décrochée du mur, il l’a pointée vers ma tante pour blaguer. Ma tante lui a dit qu’elle n’aimait pas ça. Une chance. Il a tourné l’arme vers le plancher et la balle est partie. »

L’autre cas est survenu lorsqu’il était réparateur d’armes. « J’ai reçu un .12 défectueux par la poste. Il y avait une cartouche dedans, se rappelle-t-il. Un triste accident aurait pu arriver pendant le transport. Le premier réflexe qu’on a à la boutique, c’est d’ouvrir le système de mécanique pour s’assurer qu’il n’y a pas de cartouche. C’est pareil comme quelqu’un qui achète un char. Avant de rouler à 120 km/h, il faut s’assurer que les freins fonctionnent. »

Cas récent

Un citoyen de Loretteville a d’ailleurs appris à ses dépens récemment l’importance de vérifier que le canon de l’arme soit libre de toute munition, et ce, même si l’arme vient d’être achetée.

Arrivé du magasin avec son arme, le résidant a voulu l’essayer. Il l’a braquée vers la porte patio. La balle est partie sans même qu’il ait appuyé sur la détente. L’homme en a été quitte pour une bonne frousse. Lui qui croyait que son calibre 22 n’était pas chargé.

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