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À l’Opéra de Québec

De l’humour avec Falstaff

Falstaff
Photo René Baillargeon Le metteur en scène Jacques Leblanc donne des indications au baryton Gaétan Laperrière, complètement rembourré pour interpréter le personnage de Falstaff.

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Plus souvent dramatique et même tragique, l’opéra fait place à l’humour avec Falstaff, le tout dernier opéra de Verdi, qui sera présenté à l’Opéra de Québec les 12, 15, 17 et 19 mai.

« C’est une comédie de Shakespeare; alors forcément, c’est très vivant. Les solistes ont d’ailleurs énormément de fun juste à répéter ensemble, c’est vous dire! », explique Jacques Leblanc, qui signe la mise en scène de l’opéra comique.

« Les chanteurs ont beaucoup de choses à jouer et leurs personnages évoluent énormément. Ça bouge beaucoup. C’est très actif. Le niveau de jeu est vraiment comique et on rit beaucoup entre nous », ajoute-t-il, alors que le Journal assistait à une répétition.

Écrite à partir de plusieurs textes de Shakespeare dont Les commères de Windsor, l’opéra Falstaff met en place un personnage gras et jovial qui ne lésine pas trop sur les principes. À tel point qu’il envoie deux lettres d’amour identiques à Meg Page (Marie-Josée Lord) et Alice Ford (Lyne Fortin), deux des commères, en espérant les faire tomber sous son charme...

« Falstaff (Gaétan Laperrière) est très fier de sa corpulence et spécialiste dans l’art de jeter de la poudre aux yeux. Il se croit absolument irrésistible et se sent aussi croquable qu’une belle grosse pomme », raconte le metteur en scène avec un large sourire.

« Toutefois, alors que Ford (Jean-François Lapointe) est fou de jalousie, ce sont les femmes qui sont les plus intelligentes dans l’histoire, en imaginant un plan pour donner une bonne leçon à Falstaff. »

Du théâtre à l’opéra

Bien connu comme comédien et directeur artistique du Théâtre de La Bordée et de l’Atelier d’opéra de l’Université Laval, Jacques Leblanc effectue un retour à l’Opéra de Québec, 11 ans après y avoir mis en scène La veuve joyeuse et 12 ans après Hänsel und Gretel.

Il avoue que l’opéra amène des contraintes particulières. Il explique qu’il faut entre autres s’assurer que les voix des solistes soient projetées au-dessus de l’orchestre, pour ne pas être « enterrées ».

« Avec près de 40 personnes sur scène, 24 choristes, quatre figurants et neuf chanteurs, la gestion de l’espace est très exigeante. Il faut s’assurer que le public regarde à la bonne place au bon moment.

« Il faut aussi respecter l’intention de l’auteur tant au plan du livret que de la musique. Pour ça, les indications musicales du chef invité, Giuseppe Grazioli, et les miennes au niveau de la scènes doivent être égales. Il connaît l’opéra par cœur, c’est un réel plaisir de travailler avec lui », ajoute le metteur en scène.

La première fois

La soprano lévisienne Marie-Josée Lord, qui tient le rôle de Meg pour la première fois, confie avoir énormément de plaisir à faire partie de la distribution de Falstaff.

« C’est un opéra comique et on se connaît tous; alors, c’est très agréable, très convivial, mais il faut quand même être à nos affaires parce que tout se passe très vite. L’action est rapide et le débit aussi.

« C’est un mélange de naïveté, de fraîcheur, de jalousie et de convoitise. On n’est pas dans le drame, mais dans l’humour un peu pathétique », soutient celle qui a brillé de tous ses feux en interprétant Marie-Jeanne dans Starmania Opéra aux côtés, d’ailleurs, de Lyne Fortin, qui incarnait Stella Spotlight.

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