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Entente

La hausse est maintenue et sera compensée

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Selon l’entente de principe conclue entre le mouvement étudiant, le gouvernement et les autres intervenants du milieu de l’éducation postsecondaire, samedi, la hausse des droits de scolarité serait maintenue et compensée par une réduction équivalente des frais institutionnels obligatoires (FIO), dès l’automne 2012.

Les représentants de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) ont rendu public le contenu de l’offre en milieu de soirée, à l’occasion d’une conférence de presse.

La facture des étudiants demeurerait donc inchangée tant qu’un conseil provisoire siègera, a expliqué la FEUQ dans un document obtenu par l’Agence QMI avant la conférence de presse. Ce conseil provisoire aura pour mission de se pencher sur la gestion des universités québécoises, avec comme mandat précis de réévaluer les dépenses des universités et de déposer un rapport d'ici décembre 2012.

«Les sommes dégagées par les travaux de ce conseil seront intégralement réinvesties pour faire diminuer la contribution étudiante», a précisé le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, samedi soir.

«S’il y a des gains d’efficacité et bien tant mieux», a pour sa part déclaré la ministre Line Beauchamp lors de son propre point de presse. La ministre s’est également dite satisfaite de la signature de cette entente de principe. «Toutes les conditions sont mises en place pour permettre aux étudiantes, au cours des prochains jours, de suivre leur cours, de passer leurs examens.»

Mme Beauchamp s’est toutefois faite plus vague sur la question de la compensation équivalente de la hausse des droits de scolarité, telle que présentée par les porte-parole étudiants, en disant que c’était un objectif, mais qu’on ne sait si on va l’atteindre.

Par ailleurs, les étudiants conservent les concessions faites par le gouvernement dans la «solution globale» présentée par la ministre Beauchamp le 27 avril. «Ainsi, la contribution parentale demeure à la hauteur de 45 000 $ et un conseil permanent des universités sera aussi créé pour assurer à long terme le développement et la cohérence du réseau universitaire», peut-on lire dans le communiqué de la FEUQ.

La décision entre les mains des étudiants

«C'est le début de la fin d’un conflit», a soutenu Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, une phrase qu’elle avait également lancée en après-midi pour commenter la conclusion de l’entente de principe.

En outre, les représentants ont indiqué que la grève étudiante se poursuivait pour l’instant et que les étudiants en grève devront décider si l’offre est acceptable ou pas en assemblées générales, au cours des prochains jours.

«Après 12 semaines de grève, on va prendre le temps nécessaire de consulter les étudiants», a précisé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE.

«Il n'y a pas de prise de position; il n'y a pas de recommandations. Nous expliquerons cette entente à nos membres», a ajouté le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

Les associations étudiantes se sont toutefois dites déçues sur le fait que la question des frais de scolarité n'ait pas été abordée de front lors des discussions.

Il aura fallu quelque 22h de discussions avant d’en arriver à cette entente de principe.

 

 

 

 

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