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Mort suspecte à Lévis

lévis petit bronx
Photo Benoît Gariépy

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Le Service de police de la ville de Lévis (SPVL) a été alerté, samedi, vers 16 h 30, du décès d’un homme résidant au 82, rue Saint-Joseph. Alain Thibeault, 52 ans de Lévis, est mort dans des circonstances nébuleuses.

 

Paul Lévesque, un ami de la victime, a fait la macabre découverte. « J’ai cogné à la porte, puis je suis entré. Alain ne barre jamais. Je l’ai trouvé accroupi dans le petit passage, a-t-il relaté. Il avait du sang dans le visage. Rien n’était déplacé autour de lui. »

M. Lévesque a frappé à la porte du voisin qui a avisé les services d’urgence. Le SPVL a demandé l’aide de la Sûreté du Québec pour mener l’enquête.

« C’est très nébuleux à ce moment-ci. C’est pourquoi on fait appel à la SQ », a expliqué Patrice Gagnon, relationniste au SPVL. Une autopsie sera pratiquée demain pour déterminer la cause du décès, a pour sa part annoncé Richard Gagné, porte-parole de la SQ.

Périmètre de sécurité

En fin de soirée, samedi, la rue Saint-Joseph entre Fagot et Botrel était toujours fermée à la circulation en raison du périmètre de sécurité érigé par les policiers.

Les curieux étaient nombreux à essayer de savoir ce qui se passait. Plusieurs ont décrit le secteur comme étant le petit Bronx de Lévis.

Un jeune couple ne se sentant pas en sécurité dans le quartier était d’ailleurs en train de déménager lorsque les policiers sont débarqués en face de leur domicile. « Depuis quelques semaines, les policiers étaient toujours rendus dans le coin, a lancé la jeune fille. C’est un secteur peu fréquentable. »

« Un bon vivant »

Jonathan, qui a déjà été hébergé par la victime, est venu faire son tour sur les lieux en soirée. « C’était un bon vivant, a-t-il confié. J’avais cessé de me tenir avec lui parce que j’avais peur qu’il pète au frette à cause des cocktails d’alcool et de médicaments qu’il prenait. »

Celui-ci ne pouvait pas croire que M. Thibeault puisse avoir été victime d’un homicide. « Il avait plein d’amis. Il rendait service à tout le monde », a-t-il répété plusieurs fois.

Paul Lévesque craint de son côté que la gentillesse de son ami ait pu entraîner sa mort. « Il rendait service à bien du monde. C’est peut-être ça qui lui a nui. »

 

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