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Perturbation dans le métro

«C’est presque de l’action humanitaire !» - François Avard

François Avard
Photo Philippe-Olivier Contant / Agence QMI François Avard

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L’auteur François Avard s’est porté à la défense des étudiants protestataires et a ouvertement condamné l’attitude de la population québécoise, vendredi, lors d’une table ronde traitant de l’humour vexatoire et la rectitude politique, tenue dans le cadre de l’Observatoire de l’humour, au Palais des congrès.

Lancé mercredi, l’Observatoire de l’humour est un colloque dirigé par Florence Vinit, professeure et chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et Louise Richer, directrice de l’École nationale de l’humour, et qui se penche sur les différentes sphères de cet art si populaire au Québec.

Vendredi après-midi, l’animateur Marc Laurendeau dirigeait la discussion réunissant François Avard, Jean-François Mercier, Daniel Pinard et Diane Vincent, professeure d’anthropologie à l’Université Laval.

En fin de rencontre, la période de questions du public a fait dévier le débat sur l’actuel conflit étudiant et les actions entreprises par les jeunes grévistes, et c’est à ce moment que François Avard a émis son opinion sur le climat de tension qui règne actuellement dans la province.

«Personnellement, je ne supporte pas que les étudiants se fassent faire la leçon par un gouvernement aussi corrompu, a martelé le créateur des “Bougon”. Moi, les actes posés hier (jeudi matin), je ne les vois pas comme des actes terroristes, mais presque comme de l’action humanitaire ! Je comprends tout à fait qu’on puisse en venir là. Et je blâme le reste du monde, la population silencieuse, qui reste dans son “char” à chialer sans rien faire.»

«C’est mon opinion, mais je ne la partage pas dans les médias, parce que je sais ce que ça va donner», a ajouté l’écrivain, certain que ses paroles allaient causer un tollé, avant de saluer les gestes créatifs et humoristiques posés par certains cégépiens et universitaires pour se faire entendre. Ses paroles ont été reçues avec assentiment de la part de l’assistance.

Piment fort

Par ailleurs, cet échange portant sur l’humour vexatoire a donné l’occasion à Daniel Pinard de revenir sur sa sortie publique concernant l’émission Piment fort, en 2000.

Il a raconté avoir été outré, à l’époque, de remarquer que le rendez-vous quotidien animé par Normand Brathwaite s’attaquait régulièrement à des classes sociales entières, comme les homosexuels, les obèses ou les aveugles. Après une longue tirade, le Daniel Pinard a néanmoins avoué, en riant, avoir pris un certain plaisir à confronter publiquement les humoristes.

En filigrane, on a aussi abordé, pendant la causerie, les sujets du tremblement médiatique qui a suivi la diffusion du Bye Bye 2008 (écrit, entre autres, par François Avard et Jean-François Mercier), les propos haineux tenus par l’animateur radiophonique Jeff Fillion, les consensus brisés par certains types d’humour caustique, comme celui de Rock et Belles Oreilles, et le rôle que joue l’humour dans l’évolution de la société.

 

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