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Pas plus dangereux que de conduire son auto

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Maurice Villeneuve est serein, même après s’être écrasé dimanche en début de soirée à bord de son ultraléger monoplace, à Sainte-Marguerite-Marie, au Lac-Saint-Jean.
Pilote d’expérience, malgré une vocation tardive, il vole depuis 2003. Il fait une soixantaine de sorties annuellement avec son ultraléger motorisé, été comme hiver. Même que l’hiver, c’est encore mieux. Il peut atterrir avec son appareil à peu près n’importe où.
« C’est ma façon de faire du social. Je survole parfois le lac Saint-Jean glacé l’hiver, et des gens me font des saluts. Je descends et j’atterris pour faire un brin de causette », raconte ce sympathique sexagénaire.
« Je suis le quatrième dans la famille à avoir mes licences de pilotage. Je suis membre d’un club, l’Aéroclub La Friche, pas loin d’ici, à l’aéroport de Saint-Méthode », explique-t-il.
Il a remis en état de vol deux appareils, des biplaces, qui sont aujourd’hui dans une école de pilotage, près de Rimouski. Maurice Villeneuve a un autre appareil ultraléger en construction, à son atelier de Sainte-Marguerite-Marie, un CH-701, entièrement en aluminium.
Un pilote prudent et consciencieux
Ce dimanche 13 mai, Maurice Villeneuve a été d’une certaine façon chanceux dans sa malchance. Il s’est écrasé à bord de son monoplace ultraléger, mais n’a subi aucune blessure, rien du tout.
Il serait prêt à voler dès maintenant, mais son ultraléger est une perte presque totale. Il adore voler avec son ULM et il est un pilote extrêmement prudent et consciencieux.
« Les gens qui disent que les pilotes d’ultraléger sont des casse-cou ou des fous de voler avec ces appareils, ne connaissent rien du pilotage et de ces petits avions. Ce n’est pas plus dangereux que de conduire une auto. Il y a un risque en tout, mais le risque est calculé. Ça dépend toujours de celui ou de celle qui est derrière le volant ou le manche à balai », tient à dire ce pilote de 68 ans.
Il vérifie régulièrement son petit avion et l’entretient de façon impeccable. Il ne vole que lorsque les conditions météo sont excellentes. C’était le cas ce 13 mai dernier, peu après l’heure du souper. « Je tiens à ma vie et j’aime mes proches. Je ne prends jamais de risque. J’aime voler et je veux pouvoir répéter l’expérience. J’ai une femme, des enfants et des petits-enfants. Je n’ai pas envie de les perdre », conclut-il.

















 

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