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Comment prévoir l’imprévisible

Une comédie qui ne fait rire personne

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Comment prévoir l’imprévisible  •  1/5

Film de Kirk Jones. Avec Cameron Diaz, Brooklyn Decker, Anna Kendrick, Jennifer Lopez, Elizabeth Banks, Rodrigo Santoro, Chris Rock

 

C’est une tendance toute hollywoodienne, ce synchronisme qui occasionne, par exemple, la sortie simultanée de deux comédies romantiques inspirées de livres de mieux-être.

Il y a l’hilarant Penser comme un homme (d’après le best-seller de Steve Harvey), qui a dominé le box-office pendant deux semaines consécutives. Et il y a le peu ou pas drôle Comment prévoir l’imprévisible, très librement inspiré de la bible sur la grossesse de Heidi Murkoff, une lecture incontournable pour toutes les futures mamans depuis déjà près de trois décennies.

Des deux, Comment prévoir l’imprévisible est le sujet de film le moins probable, puisque le bouquin est une liste clinique de symptômes plus ou moins plaisants à prévoir, entre le moment de la conception et l’accouchement.

Peu ou pas drôle

Des spécialistes de Hollywood ont néanmoins pondu une histoire et opposé le message que la grossesse est difficile à des personnages qui croient fermement le contraire, avec des résultats peu ou pas drôles.

Il y a l’experte en forme physique Jules (Cameron Diaz), qui anime une émission où le plus gros perdant (de poids) est le gagnant, et dont la grossesse s’annonce en direct, à la télé nationale, lorsque la jeune femme et son compagnon (Matthew Morrison, de Glee) remportent une compétition du genre Danse avec les étoiles et qu’en guise de célébration, elle vomit.

L’approche militaire de Jules envers sa grossesse est vouée à la catastrophe. Comme l’est l’approche « je sais tout » de l’experte en grossesse (et enceinte pour la première fois) Wendy (Elizabeth Banks). Pour stimuler davantage son orgueil, le beau-père de Wendy, un coureur automobile très compétitif (Dennis Quaid), a une femme trophée, Skyler (le mannequin de maillots de bain Brooklyn Decker), qui est nouvellement enceinte. Et la belle existe, essentiellement, pour exhiber le genre de grossesse radieuse et parfaite qui fait rager toutes les autres femmes.

Venant compléter notre escouade féminine, une chef de cantine roulante, Rosie (Anna Kendrick), est enceinte après une aventure d’un soir avec son rival professionnel, Marco (Chace Crawford), et Holly (Jennifer Lopez), a découvert qu’elle est infertile et souhaite adopter un enfant.

Ironiquement, Lopez est la seule membre de la distribution à avoir déjà accouché, dans la vraie vie.

Déroutante

Chris Rock est le chef d’une bande de papas pousseurs de poussettes et porteurs de bébés qui se rassemblent au parc, régulièrement, pour se confier et se réconforter. Sérieusement.

Lorsque je me retrouve devant une comédie si déroutante, je me mets à l’écoute d’éventuels rires environnants, qui viendraient confirmer qu’effectivement, quelque chose m’a échappé. Rien. Comment prévoir l’imprévisible avait aspiré, jusqu’au dernier, tous les rires de cette salle de cinéma.

Même les grillons étaient muets. Il n’y avait rien d’autre à faire que d’attendre que tout ce beau monde soit passé par la salle d’accouchement. Ça ne prend pas vraiment neuf mois. Mais c’est l’impression que donne le film.

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