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Procès de Donald Brashear

Le juge tranchera le 29 juin

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Louis DeschÃ(TM)nes/Agence QMI Donald Brashear avec le 3 L de Rivière-du-Loup.

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RIVIÈRE-DU-LOUP - Après avoir entendu la dizaine de témoins présentés par la Couronne et la défense dans le procès de Donald Beashear accusé de voies de fait ayant causé des lésions corporelles, le juge Gérald Laforest a porté la cause en délibéré et il rendra son verdict le 29 juin prochain au palais justice de Rivière-du-Loup.

 

Au deuxième et dernier jour du procès jeudi, Brashear a été le dernier témoin appelé à la barre. L’ancien joueur de la LNH a raconté en long et en large les événements survenus le 25 mars 2011.

Selon sa version, en quittant le stationnement du Centre Premier Tech de Rivière-du-Loup, Brashear a eu la voie obstruée par quelques joueurs du Caron et Guay de Trois-Rivières qui attendaient de monter à bord de l’autocar de l’équipe. Il a freiné pour laisser les joueurs se tasser, mais la présumée victime Éric Labelle et son coéquipier Gaby Roch se sont placés devant la voiture pour narguer Brashear. C’est alors que l’accusé a lâché le frein pour signaler aux joueurs de le laisser passer. Une fois que les joueurs eurent dégagé la route, Labelle aurait donné un coup de poing sur le rétroviseur du côté conducteur de la voiture assez fort pour briser le miroir. C’est à ce moment que l’accusé a freiné et est sorti de son véhicule pour constater les dommages sur son rétroviseur.

L’altercation s’en est suivie alors que Labelle s’en serait pris verbalement à Brashear. Les paroles de la présumée victime furent le point déclencheur selon Brashear, qui a frappé d’un solide coup de poing au visage le joueur du Caron et Guay. L’accusé a répété que les événements lui laissent croire que Labelle voulait entreprendre le combat.

«Moi, frapper un miroir et crier en s'avançant vers quelqu'un, j’appelle ça de l’agressivité», a mentionné Brashear.

Plaidoyer

En plaidoyer, l’avocat de la défense Me Jean-François Bertrand a expliqué que son client était justifié de repousser l’attaque puisqu’il était dans un contexte intimidant avec tous les joueurs qui attendaient pour prendre l’autobus.

«Il était comme en territoire ennemi», a souligné Me Bertrand plaidant la légitime défense.

Me Bertrand a également semblé marquer des points quand il a fait remarquer au juge que la Couronne n’avait aucune preuve médicale pour conclure hors de tout doute que la présumée victime avait subi une commotion cérébrale. Pour toutes ces raisons, l’avocat de la défense a demandé l’acquittement de son client.

À sa sortie du palais de justice, Donald Brashear se disait satisfait, dans les circonstances, des deux jours de procès.

«On verra le verdict du juge, mais c’est clair que si Labelle ne m’avait pas bloqué le passage, s’il n’avait pas brisé mon miroir et s’il n’avait pas foncé sur moi avec agressivité, je ne l’aurais jamais touché. Moi je voulais juste m'en aller chez nous», a-t-il dit.

 

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