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Construction

Début de la commission Charbonneau

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Après trois ans de préparation, la grosse machine de la commission d’enquête sur l’industrie de la construction démarre aujourd’hui.

Il ne faut toutefois pas s’attendre à un départ sur les chapeaux de roue, croit l’analyste politique Jean Lapierre.

Les trois premières semaines seront arides, « très techniques », avec l’audition d’experts et de témoins qui défileront au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, pour expliquer les rouages de l’octroi de contrats en construction.

Automne chaud

C’est vraiment au retour de la pause estivale, du 21 juin au 10 septembre, que la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction va pétarader.

« Ça va sentir la pourriture », affirme M. Lapierre, qui rappelle que le Parti libéral du Canada a été « rayé de la carte pour toute une génération après la commission Gomery ».

« Et ce n’était que pour un petit programme de 250 M$, pas toute l’œuvre de 15 années ! »

L’automne sera donc chaud, avec la comparution d’acteurs clés que la juge Charbonneau pourra contraindre à témoigner.

« Dans cette phase, ça va devenir de la télé-réalité, image Jean Lapierre. On va connaître tous les tenants et aboutissants dans le monde municipal, notamment. »

La tâche la plus ardue de la commissaire Charbonneau sera de démontrer la présence du crime organisé, prétend M. Lapierre.

« Quand on tombe à ce niveau-là, on dirait que les témoins sont moins jasants... T’as beau avoir l’immunité dans la boîte comme témoin, c’est quand tu sors du palais de justice que tu ne l’as plus. »

L’ancien député libéral fédéral est d’avis que la commission d’enquête ira au-delà de son mandat imparti de deux ans.

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