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Passion au féminin

Passion au féminin
photo courtoisie Jusqu’au 30 juin, il sera possible de récolter un ours dans plusieurs secteurs.

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La chasse à l’ours représente un défi de taille pour les ­amateurs de sensations fortes.

Mme Francine St-Laurent est une charmante dame dans la cinquantaine. Cette amoureuse de la vie se passionne pour tout ce qui touche à la nature. D’ailleurs, à titre de documentariste télévisuelle, elle a réalisé plusieurs productions sur des sujets aussi variés que l’ours blanc, le caribou des bois, le loup, etc.

Bien qu’elle s’intéresse à la chasse depuis sa tendre enfance, elle n’a commencé à pratiquer sérieusement l’activité que lorsqu’elle a franchi le cap de la trentaine.

Au fil des ans, elle a récolté des canards, des oies, ainsi que beaucoup de perdrix et de lièvres. Elle a déjà participé à une excursion au cerf de Virginie, sans toutefois réussir à en déjouer un.

CerFemme permet aux dames de découvrir toutes les joies des activités

Réaliser un rêve

À l’automne 2010, elle a voulu participer à une chasse à l’ours. Cette néophyte a alors tenté de trouver des partenaires pour vivre une telle expérience. Lors de ses recherches, elle a découvert un organisme mis sur pied par une chasseuse et une pêcheuse émérite, Hélène Larente. La firme CerFemme permet aux dames uniquement de découvrir toutes les joies des activités de prélèvement en nature.

Le printemps suivant, Mme St-Laurent s’est jointe à un groupe d’une dizaine de chasseuses, organisé par Mme Larente. Leur but commun : tenter d’attraper un des gloutons de la ZEC Dumoine, dans le secteur de Fort-Coulonge.

Le territoire est déjà appâté et les miradors sont installés.

Francine et Hélène tissent rapidement des liens d’amitié et décident de chasser ensemble. Elles s’entendent qu’elles seront à environ 50 pieds l’une de l’autre, sur des plateformes, positionnées à environ 30 pieds de hauteur. Plutôt que de chasser, la dame responsable de l’excursion décide de filmer sa cliente en action.

Sur le terrain

Lors de la première soirée, aucune bête ne s’est montré le bout du museau. Mme St-Laurent sait qu’à la chasse la patience est un atout majeur.

Le lendemain, vers 17 h, équipée de son ensemble de camouflage, de son dossard et surtout d’un filet facial contre les insectes piqueurs, elle regrimpe au même arbre. Étant très observatrice, elle remarque qu’un de ces gros mammifères est venu se régaler à son site d’appâtage.

À 19 h, elle aperçoit, par-dessus son épaule une masse noire qui se déplace lentement. Ne voulant par l’effrayer, elle n’ose bouger. À son grand désespoir, elle le perd de vue. Toutefois, de sa position, Hélène peut encore très bien le voir.

Environ 30 minutes plus tard, ce mammifère omnivore de la famille des ursidés décide de se rendre vers l’appât, principalement composé de pâtisseries et de gâteaux. Notre chasseuse sent alors son cœur de femme battre à tout rompre et l’attente semble interminable.

L’ours prend soin de dégager les objets volontairement placés devant ce buffet de fortune. Puis, il avance et commence à manger à l’intérieur du baril. Mme St-Laurent épaule alors sa .270 équipée d’une lunette de visée et fait feu sur-le-champ. La bête, atteinte mortellement, ne parcourt que 60 pieds avant de s’effondrer définitivement.

Très fière de son tir, elle s’approche de l’animal et réalise qu’il s’agit d’une belle femelle de deux ans, pesant plus de 150 lb. Francine venait enfin de récolter un grand gibier et de réaliser son rêve.

Pour visionner l’essentiel de sa chasse, jetez un coup d’œil sur sa bande vidéo sur le site www.journaldemontreal.com/videos.


Pour en savoir plus sur les activités de CerFemme, composez le 613-586-9356

 

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