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Hommes en noir 3

La formule a pris des rides

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Hommes en noir 3  •  3/5

Film de Barry Sonnenfeld. Avec Will Smith, Tommy Lee Jones et Josh Brolin.

 

Will Smith, Tommy Lee Jones et Josh Brolin n’arrivent pas à convaincre totalement dans ce troisième volet de la franchise.

Hommes en noir 3, de surcroît en 3D, était-il aussi indispensable que, par exemple, Les Avengers ? Réponse : non. Et, force est de constater que, 15 ans après le premier long métrage de ces drôles de chasseurs d’« extraterrestres », la magie n’opère plus que sporadiquement.

Scénario bancal

Le scénario — seul Etan Cohen est crédité au générique alors que des rumeurs sérieuses veulent que tout le monde y ait mis son grain de sel, Will Smith inclus — est bancal, car, s’il est truffé de bonnes idées, bon nombre d’entre elles sont mal exploitées.

L’Agent J (Will Smith) retourne en 1969 pour empêcher que l’Agent K (Tommy Lee Jones en version contemporaine et Josh Brolin en version jeune) se fasse tuer par Boris (Jemaine Clement), un extraterrestre aussi méchant que redoutable qui veut annihiler la planète.

Les meilleures scènes sont sans conteste celles de 1969. La manière de voyager dans le temps est éblouissante, et c’est d’ailleurs le seul moment où le 3D apporte quelque chose sur le plan visuel. On admire aussi la reconstitution d’époque ainsi que l’amorce (non développée, dommage) des légers problèmes que peut avoir un Noir (l’Agent J) dans des temps racistes.

Les prémisses d’une vague liaison entre K et O (Emma Thompson vieille et Alice Eve jeune) ne sont pas exploitées, ce qui nous laisse un peu sur notre faim. Même chose avec le passage d’Andy Warhol, qui aurait mérité quelques minutes de plus à l’écran.

Incohérences

Plusieurs incohérences plombent Hommes en noir 3, dont les deux versions de l’appareil servant à effacer la mémoire en 1969 ou le fait que Josh Brolin fasse bien plus que les 29 ans indiqués. Les coins ronds sont rattrapés avec succès par le personnage de Griffin (Michael Stuhlbarg), un extraterrestre qui peut voir simultanément tous les futurs possibles.

Une note pour dire que j’ai beaucoup aimé la petite surprise de fin (chut ! Je ne dévoile rien), bien qu’elle ne suffise pas à rattraper la totalité du film.

Suite manquée

Hommes en noir 3 est-il drôle au moins, me suis-je fait demander juste après le visionnement. Oui, jusqu’à un certain point, le résultat étant, là encore, mitigé. Pas d’éclats de rire à gorge déployée, mais des sourires çà et là et quelques très bonnes répliques.

Après un combat dans un restaurant chinois, J demande à K s’ils ne sont pas un peu vieux pour se livrer à ce genre de choses. Quand j’ai entendu ces lignes de dialogue, la réponse a fusé dans ma tête : oui. Oui, les Hommes en noir ont pris des rides, les acteurs ne se donnent même plus la peine de faire semblant de s’amuser.

Ce troisième volet est un film de samedi après-midi passé chez soi, en famille, devant la télé pour cause de tempête de neige extérieure. Au chapitre des suites, Hommes en noir 3 est presque un rendez-vous manqué de plus.

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