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Conflit étudiant

Manifs malgré la pluie

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La pluie abondante n’a pas freiné les manifestants, vendredi soir, qui ont été plus de 300 à défiler pour la 26e fois dans les rues du Vieux-Québec. À Montréal, ils étaient quelques milliers à se réunir malgré la mauvaise température.

La pluie s’est mise à tomber au moment même où la foule amorçait sa marche au son des bruits de casseroles. Un débat sur la remise ou non de l’itinéraire aux policiers a retardé le départ.

Le lieutenant Francis Pétrin, du Service de police de la ville de Québec, s’est adressé aux quelque 300 manifestants pour les convaincre de remettre le plan de leur trajet. Ce dernier a fait valoir que le droit de manifester était protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Tout comme celui de la liberté et de la sécurité. « L’un n’est pas plus important que l’autre », a-t-il lancé, ajoutant que le rôle des policiers était de veiller à la sécurité de tous.

« Es-tu un avocat? » lui ont crié des manifestants. Certaines personnes de la foule se sont d’ailleurs présentées au microphone pour défendre leur position. Un vote à main levée a tranché la question. Une mince majorité a consenti à ce que le trajet soit dévoilé aux policiers.

Une banane populaire

Gabriel Marcoux-Chabot, la « Banane rebelle », interpellé la veille par les policiers, a été accueilli par une fanfare de casseroles à son arrivée à la manifestation.

Fidèle à son habitude, le personnage a lancé une pelure de banane devant le Parlement, espérant qu’un jour le gouvernement Charest finisse par tomber.

Ce dernier soutient qu’il a été plusieurs années la banane dans l’oreille de Charest. « J’ai démissionné. Maintenant, il serait supposé mieux entendre », a expliqué avec ironie la « Banane ».

Jean-Paul Nadeau, 62 ans, avait de son côté revêtu son costume de chef cuisinier. « C’est pour fournir une cuisine spéciale à Charest. Un mets très spécial l’attend, les élections. Et parfois elles sont difficiles à digérer. »

Le sexagénaire n’a pas manqué une manifestation. Mais, pour éviter les embrouilles qui surviennent souvent tard en soirée, l’assidu manifestant rentre au bercail à 22 h.

Les fortes pluies ont fini par avoir raison de plusieurs, si bien qu’ils n’étaient plus que 150 manifestants vers 23 h. Au moment de mettre sous presse, aucune arrestation n’avait été effectuée.

À Montréal

Dans la métropole, la 32e marche nocturne a été déclarée illégale dès le début du rassemblement vers 20 h 30 hier, à la place Émilie-Gamelin.

Bien que les policiers n’aient pas reçu le trajet de la marche, ceux-ci ont décidé de tolérer la manifestation. La foule, estimée à quelques milliers de personnes, était particulièrement festive, malgré la pluie et les orages.

Outre des pièces pyrotechniques lancées dans les airs peu avant le début de la manifestation, l’événement s’est déroulé dans le calme. Parmi les marcheurs, très peu de personnes étaient masquées.

À l’extérieur de Montréal, les manifestations au son des casseroles ne cessent de gagner en popularité également.

Des regroupements ont d’ailleurs eu lieu à divers endroits, notamment à Drummondville, Saint-Lambert, Saint-Jérôme, Alma ainsi qu’à Sherbrooke. Boucherville, Saint-Hyacinthe, Chambly, Saint-Lambert, Châteauguay et Saint-Jean-sur-Richelieu ont aussi eu droit à de tels rassemblements.

Avec la collaboration de l’Agence QMI

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