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Manifestation étudiante

Et ça continue à Québec!

La haute-ville encore prise d’assaut par les manifestants

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Le beau temps a amené plus d’un millier de manifestants, samedi soir, en haute-ville.

Encore une fois, un vote à main levée parmi les manifestants a permis de décider si l’itinéraire de la marche serait remis aux policiers. Quelque 210 personnes contre 150 ont voté pour que le trajet soit divulgué.

La foule ne s’est toutefois pas contentée de marcher. À l’angle de la côte d’Abraham et d’Honoré Mercier, entre autres, les manifestants se sont assis bloquant ainsi la rue aux automobilistes.

Le passager d’un véhicule n’a pas apprécié le geste. Il a invectivé un manifestant qui lui répondu sur le même ton. La situation s’est envenimée lorsque l’homme est sorti de la voiture. Sans l’intervention de la police et de la copine du passager frustré, la situation en serait sans doute venue aux poings.

« Vous voyez, c’est pour ça que nous voulons qu’ils remettent leur trajet. Vous voyez un bel exemple de ce qui aurait pu se produire autrement », a fait observer le lieutenant Francis Pétrin. Au moment de mettre sous presse, la troupe était sur le point de compléter sa marche. Aucune arrestation n’a eu lieu.

Basse-ville

Une centaine de manifestants ont déambulé dans les rues de la basse-ville, hier soir. La plupart des participants sont de jeunes familles. Louise Guay de Rosemont, en visite chez des amis de Québec, a laissé son Martini pour se joindre aux joueurs de casseroles. À Montréal, la secrétaire de 54 ans manifeste tous les soirs. « Voir les gens de Québec embarquer, ça fait du bien. La potion magique dans ce conflit, c’est l’union », a-t-elle lancé.

 La marche en basse-ville est beaucoup plus ad lib que celle de la haute-ville où les effectifs policiers sont nombreux tout comme les manifestants.

Dans la métropole

À Montréal, la 33e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité s’est entamée dans le calme. Encore une fois, la manifestation a été déclarée illégale par le Service de police de Montréal (SPVM) dès le début à 20 h 30 à la place Émilie-Gamelin, car aucun itinéraire n’avait été fourni. La marche était toutefois tolérée jusqu’à nouvel ordre.

L’ambiance était festive et familiale, alors que des personnes de tous âges participaient à l’événement. À 22 h, la police ne rapportait toujours aucun geste de vandalisme et n’avait observé que très peu de personnes masquées. Plusieurs milliers de personnes ont déambulé dans les rues de la métropole. Au moins deux autres manifestations se tenaient simultanément.

Des rassemblements ont aussi eu lieu à Laval, à Châteauguay, à Sherbrooke, à Alma et à Sept-Îles.

— Avec la collaboration de l’Agence QMI

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