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Nature impitoyable

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Photo Le Journal de Montréal, Valérie Gonthier À la suite du passage de la tornade, un mur du garage de la famille Bélanger s’est carrément effondré.

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Arbres déracinés, toitures arrachées, église rasée : la tornade a été impitoyable avec le matériel, mais a miraculeusement épargné les résidents de Mirabel sur son passage.

« C’est difficile pour tout le monde, personne ne s’attendait à ça, mais la bonne nouvelle, c’est que personne n’a été blessé, nous n’avons même pas eu à appeler d’ambulance », se console le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.

Au lendemain de la tornade de force F-1, qui a visité sa municipalité, l’élu ignorait le montant exact des dégâts matériels.

« De ce qu’on me dit, on touche le million de dollars lorsqu’on considère l’ensemble », estime-t-il, citant en exemple les silos effondrés et la petite église anglicane dévastée.

Le maire espère maintenant que la tornade sera traitée comme un « sinistre majeur » afin de souscrire aux indemnisations du ministère de la Sécurité publique.

L’attaché de presse du ministre Robert Dutil n’a pu être joint, en soirée, hier, afin de déterminer si une aide financière sera allouée aux sinistrés.

Ce scénario est toutefois attendu, considérant que les habitants de Trois-Rivières affectés par le passage d’une tornade de faible intensité, en 2011, avaient profité du soutien financier du gouvernement.

Porte-à-porte

Alors qu’il suivait la tornade dans son sillage de destruction, vendredi, Daniel Dazé n’avait qu’une seule crainte : « Retrouver une personne décédée ou emprisonnée sous les décombres. »

« Il y avait une pluie torrentielle, on ne voyait ni ciel ni terre », raconte le chef aux opérations des pompiers de Mirabel.

« On ne pouvait même pas rouler en mode d’urgence à cause de l’accumulation d’eau sur la chaussée. »

« En arrivant sur les lieux, je m’attendais au pire, mais nous sommes soulagés qu’il n’y ait pas eu de décès ni même de blessés. »

La nuit a été longue pour le chef et sa quarantaine d’hommes. De porte en porte, ils ont fait le décompte des occupants de chaque résidence se trouvant dans le corridor de la masse d’air tournoyante.

Le « gros de l’opération » s’est terminé vers 2 h du matin, dit Dazé.

« Chaotique »

Sans pouvoir les chiffrer, le directeur du Service des incendies de Mirabel « parle de dommages matériels énormes ».

« Les premiers appels sont entrés, vers 20 h 20, dans le secteur de Saint-Canut, pour un toit de poulailler sur la route 158, explique Denis Maurice. Deux minutes plus tard, c’était au tour de Saint-Benoît. »

« C’était chaotique », avoue-t-il, surpris par la soudaineté de la tornade.

« L’événement s’est déroulé entre 30 et 40 secondes, et après, le mal était fait. »

Le travail était alors plus à la sécurisation qu’à l’évacuation. Les mesures du plan d’urgence n’ont pas été déclenchées.

M. Maurice fait état d’un sentiment d’impuissance devant ce déchaînement de la nature.

« On a une formation de pompiers, pour combattre des incendies et répondre aux situations d’urgence, mais devant un tel phénomène, on se contente de sécuriser la scène, d’aller au plus pressant. »

 

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