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Première tornade de la saison

Un phénomène « assez fréquent », disent des météorologues

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hubert meilleur Maire de Mirabel

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La violente tornade qui a bondi de Saint-Canut à Saint-Benoît de Mirabel, vendredi, est la troisième à frapper la région de Lanaudière en quatre ans.

« C’est particulier, parce qu’il y a moins de deux ans, il y a eu un événement similaire. Les probabilités qu’une tornade passe deux fois à la même place sont vraiment minces, une fraction d’un pour cent », a fait valoir René Héroux, d’Environnement Canada.

En 2009, un entonnoir de vents avait tourbillonné à travers Saint-Augustin. Un an après, c’était au tour de Mascouche de se faire décoiffer. Les deux tornades avaient été qualifiées de « légères », soit

F-0 sur l’échelle de Fujita. Celle de vendredi est montée à F-1 dans le classement de la gravité des tornades.

Des météorologues dépêchés sur place ont confirmé que des vents allant de 130 à 150 km/h étaient attribuables à une tornade, la première de la saison.

« Dans le cas d’une tornade, c’est souvent sur un corridor qui est assez long et étroit, explique M. Héroux. S’il s’agit d’une micro-rafale, les dommages sont plus concentrés. Lors d’une tornade, les débris sont souvent déposés de façon chaotique. »

« La plus violente »

« De mémoire, ça fait trois fois qu’on parle de mini-tornades, mais c’est la première fois qu’on voit autant dommages. C’est la plus violente », affirme le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.

Denis Maurice, directeur du Service des incendies de Mirabel, abonde dans le même sens.

« Nous avons un immense territoire, mais chaque année, nous sommes touchés par une micro-rafale assez majeure, dit-il. Ça fait 15 ans que je suis ici, et c’est la première fois que je constate des dommages aussi importants. »

Agnès Barfzcz, météorologue chez Environnement Canada, dément toutefois que Lanaudière soit un nid à tornades, « pas plus qu’une autre région ».

Elle parle d’un phénomène somme toute « assez fréquent ». « Au Québec, on observe une dizaine de tornades par année. La zone la plus propice reste le sud du Québec. »

La majorité de ces phénomènes sont de force F-0 et le tiers de force F-1, selon Climat-Québec.

Vendredi, chaleur, humidité et instabilité étaient au rendez-vous pour créer un orage suffisamment violent pour accoucher d’une tornade, explique Mme Barfzcz.

Avec la collaboration de l’Agence QMI

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