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Les Québécoises craquent pour les Anglos

Les Québécoises craquent pour les Anglos
photo d’archives

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Ils viennent de Laval, de Baie-Comeau ou du Plateau, mais ils draguent sur Plenty of Fish, OK Cupid ou E-Harmony, les géants mondiaux de la drague virtuelle.

Depuis trois semaines, Nadine a les yeux dans la graisse de bines. C’est l’amour fou avec un gars qui demeure à un coin de rue de chez elle, mais qu’elle a rencontré grâce à OK Cupid, un géant de la rencontre virtuelle dont le site est en anglais.

« J’ai l’impression que les gars que j’ai rencontrés là me ressemblaient plus. »

Les francophones seraient donc sortis de leur bourgade virtuelle traditionnelle pour rencontrer leurs voisins sur des plateformes plus spécialisées, mais dont la langue d’usage est celle de Shakespeare.

« J’ai été longtemps sur Réseau Contact et je n’en pouvais plus de lire toujours les mêmes banalités. Les gars qui aiment le vin rouge et voyager, j’en avais fait le tour. Une amie m’a parlé d’OK Cupid et, franchement, ça fait du bien », explique Caroline, 30 ans.

Depuis qu’elle drague sur un site anglophone, elle accumule les rendez-vous avec de jeunes hommes promis à un brillant avenir.

Plus intelligents ?

« J’ai eu une dizaine de rencontres jusqu’à présent : là-dessus, au moins cinq qui détenaient un doctorat de McGill. J’ai l’impression que les hommes scolarisés sont plus présents sur les sites de rencontres anglophones. »

Même son de cloche chez Catherine.

« En français, les fautes d’orthographe me rendaient folle. Des types m’écrivaient et je n’étais absolument pas capable de m’attarder à autre chose qu’au fait qu’ils ne sachent pas écrire. J’ai donc migré vers des sites où, comme ce n’est pas ma langue maternelle, c’est moins important et je peux évaluer d’autres critères. »

C’est un peu le principe de la saucisse Highgrade : plus on en mange, plus c’est bon. En fait, si de plus en plus de francophones décident d’aller pêcher le poisson en sortant de leurs territoires linguistiques, c’est paradoxalement que de plus en plus de francophones sont présents sur ces sites.

La cour en français

Selon Sarah Gooding, porte-parole de Plenty of Fish, le nombre de francophones de moins de 35 ans du Québec a augmenté de façon notable depuis quelques mois.

Il faut dire que la compagnie a traduit certains services et fait la cour aux internautes en français sur Facebook.

Dans ce monde, la concurrence est féroce et soit on grossit, soit on se spécialise.

Par ailleurs, la fréquentation des sites anglophones ne semble pas nuire au chef de file québécois Réseau contact, dont les affaires vont bien, selon son porte-parole Patrick Tapp, qui croit que les sites anglophones attirent plus de femmes parce qu’ils font appel à des tests psychologiques.

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