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Grève étudiante à Québec

Trois fois moins nombreux

Quelque 300 manifestants défilent dans les rues

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QUÉBEC  |  L’annonce de la reprise des négociations dans le conflit étudiant, n’a pas amené plus de monde qu’à l’habitude à la manifestation nocturne, dimanche soir, à Québec.

La foule était trois fois moins nombreuse que la veille où plus d’un millier de personnes avait défilé dans les rues du Vieux-Québec.

Une majorité a une fois de plus voté pour que l’itinéraire de la marche soit remis aux policiers. Mais cette fois-ci, plutôt que de voter à main levée, les manifestants ont été invités à se diviser en deux groupes. « C’est plus facile à compter », a expliqué Dominic Morin, l’un de ceux qui a initié ces marches à Québec.

Avant ce vote des gens ont fait valoir leur position. L’un des manifestants arrêté, mercredi dernier, a suggéré la remise du trajet pour s’assurer que tout le monde soit en sécurité. Le jeune homme a dit craindre les dérapages de certains automobilistes. « Un tata avec un gros pick-up a voulu nous rentrer dedans. »

Pour motiver un peu le pas, les manifestants ont tapé plus que jamais sur leurs casseroles. Une fanfare d’instruments à vent les a même aidés à jouer au diapason en donnant le rythme.

Optimisme pour les négos

Anne, une quinquagénaire, est d’avis que la Formule 1 à Montréal a convaincu le gouvernement de reprendre les négociations avec les étudiants. « Probablement qu’il va céder sur certaines choses », prédit-elle.

Son conjoint Florian croit que l’absence de Charest à la table des négociations permet d’espérer. « Plusieurs croit qu’il devrait être là... pas moi. C’est lui qui a tout gâché jusqu’à présent. »

Un autre manifestant, Xavier Lamy-Théberge s’est dit confiant qu’une solution puisse enfin être trouvée. « Le gouvernement, ce ne sont pas des caves. Ils sont capables de se rendre compte que leurs solutions jusqu’à maintenant n’ont pas fonctionné. »

Thomas se montre plus sceptique quant aux chances de réussite. « Dans chacun des camps, les exigences se sont affermies. Mais les solutions existent, il suffit qu’ils s’entendent. Malgré tout j’ai espoir. »

Ce dernier est d’avis qu’un moratoire sur les frais de scolarité mettrait fin aux manifestations. « Ce serait suffisant jusqu’aux élections. »

En basse-ville

À Limoilou, 200 personnes ont participé à une marche spontanée. Aucun trajet n’avait été remis aux policiers.

Bien que la manifestation ait été déclarée illégale, aucune arrestation n’a eu lieu. « Nous les avons convaincu de marcher sur le trottoir pour ne pas entraver la voie publique », a fait valoir un policier.

Montréal

À Montréal, la 34e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité s’est amorcée encore une fois dans le calme, hier soir, à la place Émilie-Gamelin, avec une foule un peu moins nombreuse que la veille.

La marche a toutefois été déclarée illégale, mais tolérée, par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dès le départ à 20 h 30 en l’absence de trajet fourni à l’avance.

Plusieurs centaines de personnes, la plupart casseroles à la main, ont marché dans une atmosphère festive. Un homme de 48 ans a cependant été arrêté sur l’avenue du Mont-Royal un peu avant 21 h après avoir lancé une casserole dans la vitre d’un autobus de la Société de transport de Montréal. Il comparaîtra lundi pour faire face à des accusations d’agression armée et de méfait.

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