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Le Montréal d'Emma

La Mecque du vintage

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Montréal, c’est la Mecque du vintage. Rien de moins. Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est Roza, de son vrai nom Rosalie Lemieux. Cette jolie jeune Montréalaise est si folle du vintage que sa photo ornait les affiches la grande vente de vêtements OldWig, qui s’est tenue récemment au bain Mathieu.

C’est là que je l’ai rencontrée, dans l’ancienne piscine des années 1930 de la rue Ontario, au beau milieu des étalages de trésors d’époque.

Pas de doute pour Roza, une habituée des magasins de type Villages des valeurs, « il n’y a rien comme Montréal pour le vintage ». Le seul autre endroit qui égale notre ville en terme de friperies est Los Angeles, jure-t-elle.

Curieusement, j’ai toujours pensé que j’étais la seule à savoir que Montréal regorgeait de tant de cavernes d’Ali Baba du vêtement vintage. C’est un secret qu’on garde un peu jalousement étant donné que le b.a.-ba des friperies est que chaque pièce est unique.

Si on la manque, ce sera quelqu’un d’autre qui trouvera LA veste dont on rêvait depuis des années... sans même le savoir.

Patience

Il est vrai qu’il faut fouiller, creuser et être patient. Roza conte qu’elle fait le tour des friperies avec son père depuis qu’elle est toute petite. « Chez moi, c’est un fouillis de costumier », s’esclaffe celle qui s’amuse à ramener à la vie les pierres précieuses, les vieux tissus et les coupes démodées. Parce que pour elle « le vintage, c’est la vie. »

Moi aussi, je me rappelle la tournée des friperies en famille quand j’étais toute petite. Je la faisais plutôt à reculons, je l’avoue. J’avais honte à l’époque de m’habiller avec du « déjà-porté ». Et pourtant, c'est maintenant devenu pour moi un rituel incontournable. Même mon principal moyen de transport aujourd’hui est d’inspiration vintage : un vélo qui roule depuis près de 50 ans dans les rues de Montréal.

Un véritable engouement

L’engouement pour le beau d’autrefois a fait en sorte que les boutiques vintage se sont multipliées à une vitesse folle dans tous les quartiers de Montréal. Les filles qui organisaient des ventes spontanées ou sur internet ont désormais trouvé pignon sur rue. De plus, les événements vintage comme OldWig et le Vintage Pop, affilié au festival Pop Montréal, attirent toujours plus de gens, des fashionistas qui se ressemblent dans leur look nostalgique.

Les créatrices de OldWig, Noémie Lachapelle et Valérie Boivin, explique ainsi le phénomène : « le vintage, ça se promène, c’est une maladie ». Parfois, content-elles, les exposants repartent avec plus de morceaux qu’ils n’en avaient apportés pour vendre.

C’est seulement que tout ce petit monde trippe sur la même chose : le beau qui ne se fait plus.

Urbaine et branchée, Emma Hautecoeur partage ses découvertes et ses coups de cœur au hasard de ses allées et venues dans les rues de Montréal.

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