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Festival BD de Montréal

Jacques Glénat en visite

Jacques Glénat en visite
photo courtoisie

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Pour sa toute première édition, le Festival BD de Montréal peut se vanter de recevoir de la très grande visite : celle de l’éditeur français Jacques Glénat.

Ce grand passionné de bande dessinée viendra dévoiler en personne aujourd’hui, samedi 2 juin, le nom des gagnants qui participeront au cinquième collectif publié par Glénat Québec à l’automne prochain.

L’homme ne cache pas son enthousiasme pour la branche québécoise des éditions Glénat, lancée en 2006. « Glénat Québec est le seul éditeur québécois à offrir à ses auteurs des conditions financières similaires à celles d’Europe. La petite équipe menée par Christian Chevrier fait la promotion des auteurs locaux tout en entretenant avec eux d’étroits liens. Ils font du bon travail », m’explique-t-il au bout du fil, à quelque 6 000 kilomètres de Montréal.

« Glénat Québec commence à exister de plus en plus avec d’excellents titres tels que Radisson de Jean-Sébastien Bérubé et La Bête du Lac de François Lapierre et Patrick Boutin-Gagné. Il s’agit d’être patient en affaire. »

Parcours d’un passionné

En 1969, il lance le fanzine Les Cahiers de la Bande Dessinée, qui deviendra en peu de temps une revue incontournable du neuvième art. Alors qu’il était encore sur les bancs d’école en 1972, le jeune Jacques Glénat publie Les Gnan-Gnan de Claire Bretecher, ainsi qu’Humour Noir et Les Hommes en blanc de Claude Serre, devenus presque instantanément des best-sellers. Deux ans plus tard, il abandonne ses études de pharmacie pour se consacrer entièrement à l’édition.

Depuis, l’éditeur s’est constitué un impressionnant catalogue. Il lancera, entre autres, le premier tome de Titeuf de l’auteur Zep en 1992. Cette série au succès phénoménal se vend à des millions d’exemplaires chaque année, en plus d’avoir sévi sur petit et grand écrans. Autour de ce personnage sera d’ailleurs développée au début 2000 la collection Tchô !, un label jeunesse des plus avant-gardistes, dont l’hilarante série Capitaine Biceps fait depuis partie.

Précurseur dans la publication de manga japonais traduit en français dès 1993, les Dragon Ball, Pokemon et Akira ouvriront la voie à un tout nouveau marché, qui s’avérera être, quelques années plus tard, incontournable auprès d’un vaste lectorat.

Un homme d’affaires

Glénat est un des derniers gros éditeurs européens à être indépendant, avec Gallimard et Albin Michel. Alors que les éditions Delcourt et Dupuis - pour ne nommer que ceux-là - sont les propriétés de gros conglomérats, Jacques Glénat garde le cap, épaulé par ses deux filles.

Sa maison d’édition est à l’image de ses passions. Outre la bande dessinée, l’éditeur français est un mordu de gastronomie, de voyage, de marche en montagne et de plongée. Il publie donc des livres de qualité sur ces sujets.

Avec un chiffre d’affaires avoisinant les 90 millions d’euros, Jacques Glénat voit jalousement à la gestion de son entreprise.

« Je viens en visite au Québec chaque année, question de faire le point avec l’équipe québécoise sur les nouveautés à paraître, mais aussi pour constater l’état des lieux en rencontrant les libraires. On se doit impérativement d’être au fait, car le marché de la bande dessinée est littéralement inondé de titres. Mais ce sont les autres éditeurs qui en publient trop, pas moi ! », lance-t-il en riant.

Ayant célébré ses 40 ans d’édition en 2009, M. Glénat ne cesse de se passionner pour son métier.

https://glenat.com

 

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