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Menaces sur Twitter

La mère du jeune arrêté lance un cri du cœur

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Photo AFP / Archives

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SHERBROOKE – La mère du jeune homme arrêté la semaine dernière pour avoir menacé de nombreuses personnalités sur Twitter, dont Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder, a lancé un cri du cœur vendredi sur les ondes de TVA.

«Il n’est pas handicapé physiquement, il souffre de maladie mentale», a dit Lise Fillion, à propos de son fils. «C'est de soins dont il a besoin, pas la prison.»

La semaine dernière, le Sherbrookois René-Karl Tanguay, 32 ans, a été arrêté à la suite d’une série de message disgracieux et de menaces envers des personnalités du Québec, sur le média social Twitter. Au moment de son arrestation, cela faisait cinq jours qu’il ne prenait qu'un seul des trois médicaments qu'il se doit de prendre sans compromis.

«C'est sûr qu'il n'est pas le fils que j'aurais souhaité, mais j'aime le fils que j'ai», a confié la mère.

L'arrestation d'un proche et sa mise en accusation devant la justice créent inévitablement une onde de choc chez sa famille. Mme Fillion a indiqué que les commentaires et jugements rapides qui fusent de toutes parts rendent encore plus lourde une situation déjà intolérable.

Selon elle, la famille devient à son tour une victime de la maladie mentale qui touche l’un des siens.

«Une merde de moins sur Twitter, personne ne va pleurer», voilà l’un des commentaires diffusés sur Twitter à la suite de l'annonce de l'arrestation de son fils. «Ça fait mal», a dit Mme Fillion.

René-Karl, a été accusé de possession d'une arme, un couteau, et de possession de cannabis. Il est détenu et fait présentement l'objet d'une évaluation psychiatrique.

«Ceux qui n'ont pas eu à vivre avec une personne atteinte d'une maladie mentale ne comprennent rien au désarroi de ses proches», a déploré Lise Fillion.

«Vous avez manqué votre coup avec celui-là», disent les gens à propos de son fils, selon Mme Fillion. «À la maternelle, René-Karl était en constante réaction. À 12 ans, on est allé le chercher au poste de police.»

Isolement, consommation de drogue de toutes sortes, consultations, médications, rechutes. Pour les parents, la réalité quotidienne est un cercle vicieux.

«C'est à temps plein et à un moment donné tu te sens tellement impuissant. J'en ai eu deux. Les mêmes parents, le même lieu, le même village, les mêmes écoles», a expliqué Mme Fillion, dont la fille mène une vie normale.

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