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Léo Bureau-Blouin passe le flambeau

eliane laberge
Éliane Laberge

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Le président sortant de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a officiellement passé le flambeau vendredi, laissant sa place à Éliane Laberge, une étudiante de 19 ans du Collège de Rosemont.

« Ma volonté de résoudre la crise est tout aussi grande que mon prédécesseur », a indiqué Mme Laberge, qui a souligné que c’était pour elle « un honneur » de succéder à M. Bureau-Blouin.

Le mandat de Léo Bureau-Blouin à titre de président de la FECQ se terminait le 1er juin 2012. M. Bureau-Blouin s’est dit déçu vendredi de ne pas être parvenu à une entente avec le gouvernement.

« C’est des propositions qui ne coûtent rien, mais pour des raisons politiques et de communication publique elles ont été refusées », avait-il mentionné jeudi.

L’offre qu’il proposait, à savoir prendre de l’argent du côté des crédits d’impôt des étudiants plutôt que d’augmenter les frais de scolarité, a été refusée par le gouvernement.

Contacter la ministre

De son côté, la nouvelle présidente a affirmé vendredi que la première action qu’elle posera sera de contacter le cabinet de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne en vue d’une reprise des pourparlers.

« Nous avons espoir que le gouvernement reprendra contact avec nous et que nous arriverons, dans des discussions honnêtes et ouvertes, à un compromis qui saura satisfaire tous les partis », a-t-elle dit, précisant toutefois qui ‘il ne faut pas exclure un recours à la médiation, puisque la communication semble difficile entre les partis.

Éliane Laberge a terminé son allocution en saluant le courage des étudiants qui se battent au quotidien pour leurs idéaux. Elle estime que le mouvement étudiant a fait ressortir plusieurs problèmes de société et qu’il aura un grand impact sur l’avenir du Québec.

Un citoyen engagé

Le président sortant n’a pas voulu utiliser le point de presse de vendredi matin pour faire la promotion des démarches qu’il entreprendra en tant que citoyen. Il a toutefois assuré qu’il continuera, au sein de la communauté, à s’impliquer dans le mouvement protestataire afin d'aider la cause des étudiants et arriver à une résolution de crise.

Léo Bureau-Blouin, qui avait la réputation d’être le plus modéré des trois leaders étudiants actuels, ne considère pas que son mandat ait été un échec, même si la crise n’a pas été résolue alors qu’il était président.

« Ce n’est pas un échec, au contraire, a-t-il dit. Les jeunes ont su insuffler quelque chose de nouveau dans le paysage politique québécois et leur mouvement amènera des changements structurels importants dans la belle province. »

 

 

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