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Juste pour rire

Sans la CLASSE

Elle n’a pas reçu d’invitation de Gilbert Rozon

Sans la CLASSE
Photo d’archives Ça se passait l’été dernier, lors d’un gala Juste pour rire à la la Place des Arts. Oncle Georges (Daniel Lemire) donne la réplique à l’irrésistible Dominique Michel.

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Si l’homme d’affaires Gilbert Rozon rencontre les leaders étudiants aujourd’hui ou demain pour « faire appel à leur gros bon sens » et rétablir une « paix sociale » cet été au Québec, ce sera sans la CLASSE.

Réunie en congrès à Valleyfield, hier, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) dit ne pas avoir été approchée par l’entourage de M. Rozon.

Le créateur du festival Juste pour rire a demandé à un « intermédiaire » d’organiser une rencontre entre lui et les représentants des quatre associations étudiantes afin de discuter des « conséquences économiques terribles de s’attaquer à des événements qui font le bonheur des gens, mais aussi des conséquences tout aussi affreuses pour leur image à eux ».

« Nous n’avons toujours pas eu de communication de la part de M. Rozon », affirme Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE.

« De toute façon, on ne voit pas ce qu’on aurait eu à dire, nous n’avons rien de prévu dans le plan d’action dans le cadre du festival Juste pour rire », ajoute-t-elle.

Informer ou perturber ?

La CLASSE dit voir ces événements publics comme des « tribunes », des occasions d’informer plutôt que de perturber.

« En aucun cas notre but est de déranger les gens qui vont à ces festivals. Ce sont quand même des artistes québécois qui s’y produisent, alors ce serait un peu mal placé », fait valoir Mme Reynolds.

Mais l’aile la plus militante du mouvement concède ne pas avoir de contrôle sur les actions spontanées de ses membres. C’est le gouvernement, et non le privé, qui devrait « s’occuper du bien commun de la société », croit la CLASSE.

Invitation acceptée

« On trouve un peu étrange qu’il y ait ce genre de rencontre, poursuit-elle. Oui, il y a des craintes chez les commerçants et festivaliers, mais ça fait partie de ce que le gouvernement doit prendre en compte. »

De leur côté, les fédérations universitaire et collégiale du Québec ont confirmé leur invitation et leur présence à cet éventuel entretien avec Gilbert Rozon.

« Ce serait intéressant s’il pouvait faire un peu de pression sur le gouvernement pour relancer les négos », souligne Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

M. Rozon dit vouloir parler « à titre privé pour viser une paix sociale au Québec ».

« Je crois que la sécurité publique et les gens qui viennent en paix à Montréal, c’est ça, la normalité. Je ne m’en vais pas négocier de la protection pour mon festival, je n’ai rien à échanger en retour », a expliqué M. Rozon.

Par l’entremise de son attachée de presse, la ministre du Tourisme Nicole Ménard n’a pas voulu commenter cette « initiative personnelle de M. Rozon »

Gilbert Rozon
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