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Grand Prix du Canada

Un commerçant inquiet

Les ventes de souvenirs de F1 sont en baisse de 30 pour cent depuis le début de la semaine

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Maxime Bitton est un ­fanatique de F1, mais aussi un commerçant dans le ­centre-ville de Montréal qui reconnaît que la ferveur du Grand Prix du Canada n’est plus ce qu’elle était.

« Si vous étiez venu à pareille date l’an dernier, vous auriez constaté la différence, de dire ­Bitton, propriétaire de F1 Boutique Canada, dans le Vieux-Montréal.

Il estime d’ailleurs que son ­chiffre d’affaires a chuté de près de 30 pour cent depuis le début de la ­semaine.

« Je pense que la situation est ­généralisée. La crise étudiante ­ touche tous les secteurs : les hôtels, les restaurants et les commerces. Les gens sont moins nombreux à ­venir en ville. »

L’annulation de la traditionnelle Journée portes ouvertes n’a pas aidé sa cause non plus.

« Les amateurs avaient la chance de venir acheter des souvenirs ici le jeudi, plutôt que d’attendre à la fin de semaine pour se les procurer au circuit en plus chers », prétend-il.

Exposition annulée

Lors de notre passage au centre-ville, nous avons appris hier qu’un promoteur avait décidé, la veille, d’annuler une grande exposition de voitures anciennes qui devaient ­occuper la rue McGill ce week-end.

L’événement Absolument McGill n’aura pas lieu, car des exposants craignaient que leur sécurité (et celle de leur voiture) soit menacée par des manifestants.

Faiblesse de l’euro

Si Bitton reconnaît que la ­situation est tendue à Montréal, il n’est pas prêt à jeter le blâme ­uniquement aux étudiants.

« Les visiteurs sont moins ­nombreux, dit-il. L’Europe est en ­récession. Les Italiens, les Français et les Espagnols, devant un euro de moins en moins fort, sont moins ­attirés par le Canada. »

Inquiet, Bitton l’est évidemment. Pour les affaires, mais pas pour les touristes.

« Les étudiants se s’attaqueront pas à ces gens-là », conclut-il.

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