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Seconde vie

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Les Druides T6
de Istin, Jigourel et Lamontagne
https://lamontagne.over-blog.net
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Après avoir œuvré quelque 25 années dans le domaine publicitaire à titre d’illustrateur, Jacques Lamontagne, alors âgé de 44 ans, s’est lancé dans le métier d’auteur de bande dessinée.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’artiste n’a pas chômé depuis ce changement de carrière. Cumulant 15 albums en seulement sept ans, et ce, tant au scénario qu’au dessin, l’homme avoue être heureux plus que jamais. « J’ai toujours voulu gagner ma vie avec le dessin. Plus jeune, avant l’avènement d’Internet, ce n’était tout simplement pas possible de vivre du métier de la BD en travaillant pour un éditeur européen. Mais le désir d’en faire un jour ne m’a jamais quitté un seul instant », raconte l’artiste originaire de la ville de Québec.

L’artiste a d’abord publié des pages des Contes d’outre-tome dans le magazine 

Safarir, sous la direction de Michel Viau. Après avoir essuyé un refus de différents éditeurs européens pour cette série qu’il leur avait présentée, elle a été rééditée en un album dans la collection Rotor aux éditions québécoises 400 coups plusieurs années plus tard, encore une fois sous la direction de Viau.

LES DRUIDES

« Pendant que je montais un dossier pour les illustrations de couverture des romans Amos D’Aragon de Brian Perro, la maison d’édition Soleil m’a proposé d’illustrer leur nouvelle série intitulée Les Druides. J’ai donc signé en 2004. Un an plus tard paraissait le premier tome, pour lequel il a d’ailleurs remporté le prix Réal-Filion de l’Espoir québécois aux Bédéis Causa en 2006. Depuis, je vis de ce métier et y consacre tout mon temps. » Il dit travailler fort et être discipliné. On n’en doute pas un seul instant en regardant son travail.

Alors que sixième tome de la série Les Druides aux éditions Soleil paraissait il y a quelques semaines, le travail sur le septième tome va bon train. « Je travaille rapidement. Comme le scénariste de la série connaît bien l’univers des druides, je n’ai aucune recherche visuelle à faire, explique l’artiste. Comme je suis un grand fan de cinéma, j’aime surtout m’attarder aux ambiances et au jeu des personnages dans mon dessin. Je m’amuse énormément. »

Y’a qu’à voir la bouille du personnage du Seigneur Verus pour le constater de visu.

L’auteur n’a toutefois pas envie d’être catalogué dans un genre spécifique. C’est pourquoi il pense encore illustrer cette série l’instant de deux ou trois autres tomes. « Bien que je ne sois pas attiré par la science-fiction ou le milieu urbain du point de vue pictural, j’ai envie d’explorer d’autres univers. J’aime bien les contes ruraux. »

Effectivement, sa superbe plume s’y prête bien.

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